La libéralisation de l'assurance emprunteur a déjà (en partie) redistribué les cartes

L’effet de l'amendement Bourquin, entré en vigueur le 12 janvier dernier et qui permet de résilier annuellement son contrat d'assurance emprunteur, est déjà visible : il aurait fait perdre près de 300 millions d’euros aux banques, selon les calculs du Figaro, qui s'est basé sur l’extrapolation des données du courtier Réassurez-moi. Celui-ci capte environ 10 % des demandes, et évoque pour sa part 28 millions d’euros de primes annulées. La libéralisation de ce marché de 10 milliards d'euros, jusqu’alors à 88 % aux mains des banques, bouleverse la donne. Selon les estimations du cabinet McKinsey effectuées début 2018, entre 600 millions et 1,4 milliard d'euros de primes pourraient à terme changer de mains.