Assurance emprunteur : bilan encore mitigé pour la délégation d’assurance

Les salariés, cadres ou non cadres, sont les premiers à vouloir faire jouer l'amendement Bourquin mais un manque d'information et de pédagogie sur le sujet demeure, selon Magnolia.fr.

Un an après l’entrée en vigueur de l’amendement Bourquin, le bilan de la délégation d’assurance reste « mitigé », selon Magnolia.fr. « Le manque d’information et de pédagogie s’est traduit par un nombre limité de particuliers ayant eu recours à la délégation d’assurance, souvent par méconnaissance des possibilités de renégociation qui leur étaient offertes », constate le courtier. Les personnes ayant eu recours à l’amendement Bourquin sont principalement des salariés cadres (31%) et non cadres (38%), auxquels s’ajoutent également les fonctionnaires cadres (8%) et non cadres (7%). Les artisans, commerçants et agriculteurs sont au contraire sous-représentés par rapport à la moyenne des emprunteurs, selon une étude du courtier.

« Depuis la loi Lagarde de 2010, nous constatons que les banques n’informent pas suffisamment leurs clients de leur droit et les dissuadent parfois de recourir à la délégation. Cette situation se traduit donc par un mauvais accompagnement des particuliers et par des pratiques douteuses des banques visant à refuser de manière illégitime un grand nombre de demandes de délégation d’assurance (courriers de refus aberrants, allers/retours incessants entre la banque et l’emprunteur, dépassement des délais de réponse », ajoute Astrid Cousin, porte-parole de Magnolia.