Assurance dépendance

Une protection supplémentaire pour la clientèle haut de gamme

Les garanties assurancielles doivent être combinées avec une approche de conseil adaptée afin de sécuriser le confort des personnes âgées aisées affectées par la perte d’autonomie.

L’espérance de vie s’allonge, les réflexions sur le financement du cinquième risque aussi. Promise pour le premier semestre 2008, la réforme bute sur des questions de moyens. Dans les débats toujours aussi nombreux sur les enjeux du vieillissement, les mêmes chiffres alarmistes tournent en boucle : 1,16 million de personnes bénéficiaires de l’allocation personnalisée pour l’autonomie, 2 millions de particuliers âgés de plus de 85 ans en 2015, augmentation de 40 à 70 % de la population des dépendants sur la période 2010-2040… Recours sur succession, avantages fiscaux à la souscription d’un contrat, partenariats publics-privés, couverture universelle privée obligatoire pour les plus modestes, la Place phosphore.

Quatre groupes de travail ont été installés. Ils se réuniront normalement jusqu’à l’été. Entre-temps, rencontres interdépartementales, régionales et forums seront organisés en complément du site internet mis en place par le gouvernement pour recueillir les contributions « citoyennes ». Une restitution finale des travaux sera remise au président de la République en juillet afin que le dossier avance à l’occasion de la loi de Financement de la Sécurité sociale pour 2012. Voilà pour le dernier calendrier connu.

En attendant, le marché de l’assurance dépendance est léthargique malgré la présence d’une offre variée, aussi bien collective qu’individuelle. Débat national oblige, ces contrats individuels reviennent sous le feu des projecteurs et n’échappent pas aux critiques. Tout récemment, l’UFC Que-Choisir dénonçait leur mode de fonctionnement amenant à des conditions « de versements des rentes quasiment illisibles ».

Une chose est sûre, les contrats de dépendance individuels sont complexes lorsqu’on prend le temps d’examiner leurs garanties mais ils n’en demeurent pas moins une brique à ne pas négliger dans les préconisations en direction du quatrième âge en complément des aménagements à apporter dans l’organisation de l’environnement juridique, comme les mandats de protection future. Au regard du coût de la dépendance, certains rapports avançant des chiffres de 5.000 euros par mois en établissement, les conseillers devraient songer à s’y intéresser… et pousser les assureurs à améliorer certaines de leurs pratiques.

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