Que reprochez-vous à la suppression des rétrocommissions pour les conseillers indépendants ?

Que reprochez-vous à la suppression des rétrocommissions pour les conseillers indépendants ?

Que reprochez-vous à la suppression des rétrocommissions pour les conseillers indépendants ?

Aucune expérience au monde n’a démontré l’efficacité d’une telle réforme. Cette proposition a été pensée pour les clients et conseils « haut de gamme » et pas pour des entreprises « retail », les plus nombreuses, qui s’occupent de l’ensemble des  épargnants. Un tel système ne répond plus aux attentes des clients qui sont alors  livrés à eux-mêmes, sans avoir de culture financière. La rémunération par honoraires mettrait en danger la protection de l’épargnant et forcerait les conseillers à repenser leur modèle. Pour que l’activité soit viable, il faudrait cibler les gros patrimoines qui représentent à peine 3 % des Français. De plus, les honoraires induisent un risque d’impayés estimé à 20 %. Les indépendants, juridiquement au service du client, auraient alors à assumer un risque que les vendeurs directs de l’industrie financière ne supporteraient pas.

Que préconisez-vous ?

Pourquoi ne pas appliquer ce qui découle de MIF 1 qui prévoyait, entre autres, une transparence sur les rétrocessions pour lutter contre les conflits d’intérêt. On devrait s’inspirer partout ailleurs de ce qui se passe en France où nous disposons de documents et normes spécifiques de protection et où la rémunération est libre mais affichée. Enfin, l’ANACOFI et la FECIF vont répondre à la consultation de l’ESMA (l’Autorité des marchés financiers européens) relative aux mesures d’application de MIF2.

Propos recueillis par D. G.