Les Français sont attirés par le PER

Jonathan Blondelet
Le dernier baromètre du Cercle des épargnants montre l’intérêt des épargnants pour le PER, même s’ils sont très peu à y avoir souscrit et à en connaître précisément les contours.
Crédit photo : Pixabay

Le Cercle des épargnants a présenté ce mardi 9 février les résultats de son baromètre « Les Français, l’épargne et le retraite », en partenariat avec l’institut Ipsos*. Si l’actualité de l’épargne n’est suivie que par à peine plus d’un quart de nos concitoyens, près de la moitié éprouvent un intérêt pour cette thématique. 83 % d’entre eux jugent d’ailleurs prioritaire de renforcer l’information des salariés sur l’épargne salariale, 81 % de clarifier les règles encadrant l’épargne retraite. Les trois quarts des sondés souhaitent également améliorer l’éventail de produits d’épargne retraite et diminuer la fiscalité des employeurs qui favorisent l’épargne salariale.  

Depuis le début de la crise sanitaire, les Français sont tiraillés entre l’envie de mettre de côté (37 %) et celle de dépenser « pour profiter du présent car on ne sait pas de quoi est fait l’avenir » (40 %). Même si cette motivation est en léger recul pour la troisième année consécutive, l’épargne de précaution pousse encore très majoritairement les sondés à détenir un produit d’épargne (55 %), devant la préparation de la retraite (24 %), la prévention du risque de dépendance (20 %) ou l’aide aux descendants. La moitié des sondés se positionne sur des placements qui rapportent peu mais avec un risque faible, très liquides et peu taxés lors de la succession. Moins d’un tiers adoptent une position inverse. La répartition des sondés est plus équitable quand ils doivent choisir entre placement socialement responsable ou très rentable : 34 % privilégient la première option, 37 % la deuxième.  

Malgré une décollecte historique en 2020, l’assurance-vie reste le produit d’épargne préféré des Français (34 %), devant les livrets réglementés qui retournent à leur niveau antérieur (30 %) après une forte baisse en 2020, et les PEL-CEL (22 %). Du côté des produits d’épargne retraite en revanche, le livret A (12 %) et l’assurance-vie (28 %) sont détrônés par le récent PER (32 %), qui n’en est qu’à sa deuxième apparition. Les sondés sont pourtant 62 % à ignorer que le PER remplacera progressivement les PERP, PERCO et les contrats Madelin, et 52 % ne connaissent pas du tout ce produit, même si 78 % sont prêt à transformer leur plan d’épargne existant en PER. Le PER renvoie majoritairement l’image d’un produit simple, souple sur les modalités de sortie, attractif fiscalement et performant. Seul un français sur 6 s’est déjà vu proposé un PER, par son banquier (55 %), son employeur (23 %) ou son assureur (16 %).  

Dans les faits, 78 % des sondés sont possesseurs d’un livret réglementé, 38 % d’une assurance vie, 35 % d’une PEL-CEL et seulement 12 % d’un PER. 

* Méthodologie : enquête en ligne auprès de 1 000 français âgés de 18 ans et plus sélectionnés selon la méthode des quotas (sexe, âge, région, PCS, catégorie d’agglomération) du 15 au 22 janvier 2021