L'épargne retraite et l'assurance vie doivent s'adapter aux besoins des retraités estime Aviva

Selon l'assureur, un peu plus de flexibilité dans l'épargne retraite et un cadre fiscal plus clair dans l'assurance vie permettraient notamment de limiter les déficits et le risque d'un taux de remplacement largement amputé dans les années à venir.

Les produits d'épargne retraite doivent rapidement être adaptés pour lutter contre le risque de voir les pensions des Français amputées dans les prochaines années, alerte Aviva dans une étude réalisée sur les déficits européens des retraites

En Europe ce déficit est évalué à plus de 2.010 milliards d'euros dont 461 milliards pour l'Allemagne, 365 milliards pour le Royaume-Uni et 241 milliards pour la France.

L'étude estime qu'à terme, le taux de remplacement en France (le taux du dernier salaire qui compose la retraite, actuellement à 53%, l'un des meilleurs sur le continent) pourrait chuter à 28% d'ici à 2047. Un effort conséquent doit donc être réalisé sur la retraite "volontaire".

L'assureur propose deux solutions pour redonner aux Français le réflexe de l'épargne retraite. D'abord sur l'amélioration des dispositifs de sortie sur les produits spécifiques Perp/Madelin.

Concernant le Perp il est aujourd'hui possible de sortir en capital au moment de la retraite de manière partielle (à 20% lorsque le contrat le prévoit) ou à condition de l'achat de sa résidence principale pour la première fois. L'assureur préconise une sortie en capital plus ouverte, les sorties se faisant majoritairement sous forme de rente.

Aviva met également l'accent sur le cadre fiscal de l'assurance vie, dont la retraite est le "principal motif de souscription". "Il est donc nécessaire de stabiliser à long terme le cadre fiscal pour favoriser une épargne le plus tôt possible", explique l'assureur.

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