Des outils d'aide à la constitution d'épargne salariale à relancer

A l’occasion des rencontres parlementaires de l’épargne salariale organisées par l’association Fondact, l’état de développement des différents dispositifs a été abordé.

Les quatrièmes rencontres parlementaires pour l’épargne salariale se sont tenues mardi 20 septembre, organisées par l’association Fondact. Pour rappel, l’objectif de cette conférence est de promouvoir et de développer la participation des salariés au sein de leur entreprise. Les participants étaient réunis autour du thème Epargne salariale et redressement économique. Des intervenants du monde politique et économique se sont succédé pour animer les quatre tables rondes de la matinée.

Il ressort que les PME restent les parents pauvres de l’épargne salariale, moins d’un salarié sur cinq bénéficiant d’un dispositif dédié. Stéphane Huillet, membre de la Commission sociale de la CGPME et membre du Copiesas, avance que le manque de lisibilité des différents dispositifs d’épargne et «l’instabilité juridique et fiscale sont une crainte pour les entreprises qui souhaitent mettre en place un dispositif d’épargne salariale». Or, comme l’a rappelé la ministre du travail Myriam El Khomri à l’ouverture de ces rencontres, «l’épargne salariale joue un rôle déterminant dans la motivation et l’engagement des salariés».

Une enquête AMF-TNS Sofres a révélé que 35 % des épargnants interrogés perçoivent l’épargne salariale comme «une aide à la constitution d’une épargne retraite de longue durée», précise Pierre Schereck de l’AFG. Après une période de défiance à l’issue de la crise de 2008, le Perco connaît «un retour très fort […], toutes générations confondues», observe René Thomas, directeur des avantages sociaux de Carrefour France.

La question délicate de l’intéressement dans la fonction publique a également été abordée. Pour Michel Diefenbacher, ancien député, l’intéressement des fonctionnaires est perçu «comme un système discriminant», meilleur moyen pourtant de lutter contre l’absentéisme.

La France compte également 3,5 millions d’actionnaires salariés. Loïc Desmouceaux, de l’Association d’actionnaires salariés et anciens salariés (FAS) souligne que le renforcement de l’actionnariat salarié est «un enjeu majeur». Il s’agit d’«un outil gagnant-gagnant» assurant la cohésion sociale de l’entreprise.

L’échange ponctuant la matinée a porté sur la place de l’épargne salariale dans le débat électoral de 2017. Michel Bon encourage les candidats à l’action en vue de simplifier et de détaxer l’épargne salariale.