Des aidants patrimoniaux en quête d'accompagnement

Parmi les actions rencontrées qui sont les plus compliquées à gérer, les aidants identifient la gestion d’une succession pour 40 % d’entre eux, devant la réalisation d’un inventaire du patrimoine (25 %)
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Les deux tiers (67 %) des aidants patrimoniaux déclarent avoir déjà rencontré au moins une difficulté dans l’exercice de leur rôle, notamment sur des questions de gestion financière et immobilière, selon le 4e observatoire du patrimoine des personnes vulnérables publié par Apicil. Parmi les actions rencontrées qui sont les plus compliquées à gérer, les aidants identifient la gestion d’une succession pour 40 % d’entre eux, suivie par la réalisation d’un inventaire du patrimoine (25 %) et la fourniture d’un compte-rendu annuel de gestion (24 %).

Ces personnes sont de plus en plus nombreuses à demander un accompagnement : 12 % recherchent un référent capable de les conseiller et de répondre à toutes leurs questions, et 10 % de l’aide et du soutien. Autre enseignement d'importance, en moyenne, les aidants patrimoniaux ne s'appuient que sur une seule personne pour être conseillés ou aidés.

Hausse du phénomène de la dépendance oblige, le nombre d’aidants patrimoniaux devrait considérablement augmenter dans les prochaines années, souligne l'enquête. En effet, le nombre de personnes âgées dépendantes devrait croitre de 40 % entre 2010 et 2030, et de 100 % entre 2010 et 2060, rappelle Apicil. Aujourd’hui, 4 % des Français (soit environ 2 millions de personnes) gèrent les finances et le patrimoine de personnes majeures de leur entourage n’ayant plus les capacités de le faire seules, souvent à cause du vieillissement.

(1) Enquête réalisée par téléphone du 1er au 12 mars 2019 auprès de 312 aidants patrimoniaux issus d'un échantillon représentatif de 7.744 Français âgés de 18 ans et plus.