La santé au cœur des portefeuilles

La pandémie a accentué l’avance de plusieurs thématiques. Santé et bien-être sont devenus incontournables

La santé avant tout ! Pour 44 % des Français, la santé est le premier sujet de préoccupation, révélait en décembre un baromètre CSA. Première du podium, elle devançait le pouvoir d’achat et l’insécurité. Si le sujet concentre les peurs, il attise également les convoitises.

Les fonds qui misaient déjà sur cette thématique sont nombreux. Ils le seront encore plus demain. C’est le cas du dernier né de Vega IM. Lancé le 1er juin dernier, Vega Global Care entend surfer sur cette vague, mais pas uniquement. Le fonds intègre « une approche holistique, qui vise à prendre en considération l’être humain dans sa globalité : son état de santé physique ou mental mais également son bien être socio-culturel, environnemental et spirituel », explique Benoît Peloille, co-gérant et responsable de l’allocation du fonds.

La crise sanitaire a révélé à grande échelle l’insuffisance d’équipements dans de nombreuses régions du monde et l’exigence de protection des individus face à de tels évènements. « L’une des conséquences de cette crise devrait être une grande réflexion de la part des Etats sur la nature, l’efficacité et la qualité des dépenses de santé », considère Benoit Peloille. A ce titre, la digitalisation du secteur semble inévitable. Elle a déjà largement commencé, à l’image de l’utilisation massive d’applications de téléconsultations ou de prise de rendez-vous, dont la plus célèbre : Doctolib.

 

Prévention, soin et bien-être

Vega Global Care est un fonds actions internationales qui sélectionne des entreprises offrant une exposition significative à trois thèmes de la santé et du bien-être : prévenir, soigner et se soigner, mieux vivre.

Pour la prévention, le fonds entend investir dans des entreprises qui contribuent à l’évitement ou la détection précoce des pathologies, mais aussi des sociétés permettant de réaliser des économies substantielles pour les systèmes de santé. Les firmes visées seront donc spécialisées dans les diagnostics, la certification, les technologies médicales et les assurances. Actuellement, on retrouve par exemple en portefeuille la société américaine de technologie médicale Teladoc.

Côté soin, le fonds s’intéresse aux biotechs, sociétés pharmaceutiques, hospitalières et/ou celles qui fournissent le personnel médical dans son acceptation large. C’est le cas de la société suisse de distribution pharmaceutique Zur Rose.

Enfin, le thème « mieux vivre » englobe toutes les entreprises qui contribuent à l’amélioration des modes de vie, de l’alimentation, en passant par l’activité physique et les loisirs. La société italienne Amplifon, spécialisée dans l’appareillage auditif, fait partie des 46 lignes actuellement en portefeuille.

Pour la gestion du fonds, Vega ne dérogera pas à sa philosophie orientée croissance et qualité. « Nous sélectionnons les entreprises disposant de modèles économiques de qualité, offrant de solides perspectives de croissance de leur chiffre d’affaires et de leur profit, avec des bilans soutenables et une position concurrentielle forte au sein de leur secteur d’activité », insiste Benoit Peloille.

L’objectif de performance du FCP consiste à battre l’indicateur de référence composé à 50 % du MSCI USA DNR et 50 % du MSCI Europe DNR (exprimés en euros dividendes nets réinvestis) sur une durée de placement recommandée supérieure à cinq ans.

L’actif net du fonds sera exposé entre 80 % et 110 % aux marchés actions internationales des pays de l’OCDE et des pays émergents. Ainsi, le gérant pourra intervenir sur les dérivés pour couvrir le portefeuille ou l’exposer un peu plus à une hausse des marchés. L’exposition aux pays émergents est limitée à 15 % maximum de l’actif net.

A noter que s’il intègre la prise en compte de critères extra-financiers ESG, le fonds n’a pas pour objectif un investissement durable. En revanche, il a une visée philanthropique concrète dans le domaine de la santé puisque 20 % des frais de gestion seront reversés à la fondation de l’Assistance Public – Hôpitaux de Paris (AP-HP).