Sur 30 ans, l’immobilier devance les actions

Au-delà, l’écart se réduit et la tendance s’inverse même au bout de 40 ans.
(Max Pixel)

La Bourse ou la pierre, faut-il choisir ? Jusqu’à 30 ans, les performances de l’immobilier sont devant celles des actions. Au-delà, elles s’égalisent et se font même dépasser après 40 ans. C’est ce qui ressort de la dernière étude comparative de l’Institut de l’épargne immobilière et foncière (IEIF) publiée ce jeudi 7 octobre (1).

Sur la décennie 2010-2020, l’immobilier direct a délivré les taux de rendement interne (TRI) les plus élevés : le TRI 10 ans de l’industriel en 2020 était de 9,7 %, suivi de celui des commerces et des bureaux ( 8,1 %). En 2019 pourtant, les foncières et les actions dominaient encore les autres classes d’actifs sur 10 ans.

Sur 20 ans (2000-2020), l’immobilier, sous toutes ses déclinaisons, se place devant les autres placements. Les foncières présentent un TRI de 11,4 % et les actions un TRI 20 ans plus en retrait, de 3,2 %. « Les crises successives de la période (éclatement de la bulle internet, crise financière globale, crise de l’Euro) ont en effet impacté négativement plus fortement les actions que les foncières qui ont tiré avantage de la résilience de leur poche immobilière », explique l’IEIF dans son étude.

Toutefois, sur une période longue, les actions prennent leur revanche et retrouvent la tête du classement. Entre 30 et 40 ans, « le logement présente des performances supérieures à celles des Foncières et se positionne au même niveau que les actions sur 30 ans et en seconde position sur 40 ans », peut-on lire dans l’étude.

Evolution du TRI des classes d'actifs immobilières 

Source : IEIF