Profiter de la révolution du Cloud

La migration des systèmes informatiques est en plein essor et offre des possibilités d’investissement intéressantes
(Freepik)

Google drive, One Drive, Dropbox, Teams, Slack… c’est avec eux que nous travaillons tous les jours. Ils ne sont que des exemples parmi d’autres de notre utilisation du «cloud». Encore un peu abstraite il y a quelques années, cette notion fait désormais partie de nos vies. Initiée par les géants de la tech et du web, la «cloudification» de l’économie est aujourd’hui partout et connaît une forte accélération. Les sociétés du cloud favorisent la migration des systèmes informatiques des entreprises vers une dématérialisation et une mise en commun de leurs serveurs. Une migration qui permet, entre autres, de réduire l’empreinte carbone des entreprises. Pas anodin par les temps qui courent.

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Face à cette accélération, il était logique que la gestion d’actifs s’empare de cette thématique d’investissement. C’est ce que Pleiade asset management (PAM) veut faire grâce à son nouveau fonds : PAM Cloud Revolution. Lancé en toute discrétion à l’été 2021, le Fonds commun de placement (FCP) démarre sa commercialisation officielle auprès d’une clientèle de gestion privée et d’institutionnels.

Investi en actions internationales, il est, à notre connaissance, le seul fonds long-only dédié aux technologies du Cloud en B to B en gestion active de la place de Paris. Le nouveau produit a pour objectif de réaliser une performance annualisée supérieure à 7 % sur la durée de placement recommandée (au moins 5 ans). Le véhicule ambitionne également d’avoir un impact positif sur son environnement économique et social. Ainsi, PAM Cloud Revolution est un fonds article 9 (fonds à impact), selon la réglementation SFDR.

Si la stratégie développée ne cherche à reproduire aucun indice, Pleiade AM indique dans son prospectus que «le MSCI World net total return (en euros) peut être considéré comme un indicateur de comparaison a posteriori».

15 % de croissance minimum

Pour intégrer le fonds, les entreprises doivent réaliser au moins 50 % de leur chiffre d’affaires grâce au cloud et avoir une croissance de 15 % par an minimum (1). Actuellement, le portefeuille compte 35 entreprises dont la capitalisation médiane est de 26 milliards d’euros. 75 % des entreprises sélectionnées sont profitables et 25 % ont un horizon de profitabilité de moins de trois ans. On y retrouve des entreprises établies comme Adobe ou Salesforces, d’autres en «pleine ascension» à l’image de Datadog ou Fortnox et enfin des «prospectives» comme Elastic ou Okta.

Et pour ceux qui douteraient de la taille du gisement, la société de gestion rappelle que si elle n’a identifié à ce jour que 250 entreprises cotées sur ce marché, Bessemer Venture Partners (2) a d’ores et déjà pu identifier 500 licornes aux Etats-Unis dont une grande partie pourrait être très prochainement cotée.

En termes d’exposition, le fonds pourra investir jusqu’à 100 % de son actif net sur les marchés actions de toutes zones géographiques, toutes capitalisations boursières et tous secteurs confondus dont 60 % minimum en actions et 30 % maximum en actions des pays émergents. L’investissement direct en instrument de taux n’est pas autorisé et le risque de change n’est pas couvert. Les produits dérivés ne pourront pas représenter plus de 20 % de l’actif net.

Comme pour le reste de sa gamme, la société de gestion veut jouer la carte de la transparence. Elle publiera donc une lettre mensuelle dévoilant l’intégralité du portefeuille et un rapport annuel de performances, détaillant chacune de ses thèses d’investissements.

La société de gestion espère collecter quelques 50 millions d’euros sur cette stratégie d’ici à juin 2022.

L'avis de l'expert

En complément de son analyse, la rédaction vous propose désormais l'analyse d'un professionnel (CGP, banquier, fournisseur de produit...) sur chaque produit présenté. Pour intégrer le panel de contributeurs, contactez la rédaction redaction_actifs@agefi.fr.

Guillaume Eyssette, Directeur associé de Géfinéo

« Les + »

- Une maison de gestion remarquable par sa transparence et son approche fondamentale, qui lance un nouveau fonds, c’est intéressant.

- Si le secteur du Cloud est déjà fortement valorisé en bourse, ces entreprises ont clairement de longues années de croissance devant elles.

- J’aime le high water mark sur les honoraires de performance.

« Les - »

- Encore un fonds thématique ! Cette société de gestion succombe-t-elle à l’effet de mode ? Pas forcément. La thèse d’investissement est claire et argumentée. Reste à s’assurer que les valorisations sont encore soutenables dans ce secteur très en vogue chez les investisseurs.

« Mon Bilan »

La société de gestion et le secteur sont prometteurs. La récente baisse des valeurs du Cloud représente peut-être un point d’entrée intéressant pour l’investisseur de long terme. Il faut s’attendre à de la volatilité, ce qui n’est pas gênant lorsque l’on a du temps devant soi.

Fiche technique du fonds 

- Code ISIN : FR0014006JN5 (part R)
- Frais courants : 2,40 %
- Frais d’entrée : 2 %
- Commission de surperformance : 10 % nets au-delà de 7 % de performance annuel
- Valeur liquidative  : 82,95 euros au 19/01/2022
- Minimum de souscription : 10 parts
- Numérotation SRRI : 7 sur 7

(1) A fin novembre, les 35 sociétés présentes en portefeuille affichaient une croissance moyenne de leur chiffre d’affaires de 47 %.

(2) Une société de gestion américaine spécialisée en private equity