NFT : le premier tweet de l’histoire ne vaut plus rien

Son vendeur en espérait 48 millions de dollars. La meilleure offre est à… 39 dollars.

Dur revers pour Sina Estavi. L’homme d’affaires malaysien, dirigeant de Bridge Oracle, avait fait parler de lui en mars 2021 en achetant le NFT du premier tweet de l’histoire à son auteur, Jack Dorsey, pour 2,9 millions de dollars. En avril dernier, l’heureux propriétaire de cette «œuvre» numérique décidait de remettre cette dernière en vente. Il en demandait alors 48 millions de dollars sur la plateforme OpenSea, en assurant que la moitié du fruit de la vente à l’ONG GiveDirectly. «Qui sait combien ce tweet vaudra dans 50 ans ?», s’exclamait-il à l’époque. La réponse a été cinglante. Deux mois plus tard, comme le souligne Numerama, la meilleure offre n’est que de 31 dollars (29 euros).

Sina Estavi n’a pas échappé à la déroute massive des NFT. Depuis plusieurs semaines, la presse se fait l’écho de ce mouvement l’attribuant notamment à la correction des cryptomonnaies. Si celle-ci est un des facteurs, elle n’est pas le seul. Après une explosion en 2021, le marché des NFT s’est considérablement assagi en 2022. Les investisseurs semblent être devenus plus exigeants sur les actifs, préférant ceux qui ont plusieurs fonctionnalités (accès à un événement, un club privé, utilisation dans un univers virtuel…).