En ce moment sur l'Agefi Actifs

Les Français toujours plus fâchés avec la Bourse

Les Français toujours plus fâchés avec la Bourse

Seulement 7,6% des Français ont investi directement ou indirectement sur les actions en 2016, contre 16,4% en 2008.

La Bourse attire de moins en moins les épargnants français, analyse la lettre de l'Observatoire de l'Epargne de l'Autorité des marchés financiers (AMF) publiée courant juin. En 2016, ils ne sont plus que 6,2% à détenir des actions en «direct» (hors plans d'épargne), contre 6,6% un an auparavant. Ce qui représente environ 3 millions de personnes, affirme l'AMF citant un sondage annuel réalisé par l'Institut TNS-Sofres.

En direct, et via des plans d'épargne, ils sont 7,6% à être investis sur le marché d'actions, contre 8,1% en mars 2015. La chute est encore plus forte si l'on prend pour référence l'année 2008 où le taux culminait à 16,4%.

L''assurance vie en unités de compte peine quant à elle à prendre son envol puisqu'un Français sur dix affirme détenir un contrat de ce type. Un chiffre assez stable depuis trois ans, décrypte l'AMF (voir le graphique).

L'Autorité tente trois pistes d'explications à cette désaffection toujours plus forte: l'aversion au risque, qui encourage les épargnants à se tourner vers des placements sûrs et peu rémunérateurs surtout dans le contexte de taux actuel; le manque d'éducation financière des Français; et, surtout, le pessimisme actuel. Leurs «anticipations de rendement pour la Bourse se sont effondrées depuis 2007. Ce pessimisme serait le principal facteur de la baisse récente du taux de détention d’actions», explique l'AMF.

Fichiers
Réaction (1)
Service réservé aux abonnés ou Déjà abonné ? Identifiez-vous :
JEAN PIERRE RONDEAU
Propositions pour donner aux Français le goût pour les Bourses
La COMPAGNIE des CGPI www.lacompagniedescgpi.fr a fait trois propositions en 2015 à Gérard MESTRALLET, Président de PARIS EUROPLACE, qui exposait les siennes dans la revue Investir pour développer la Place et favoriser l’actionnariat en baisse à 6,6% selon le dernier sondage TNS Sofres. 1) Supprimer l’interdiction aux seuls CIF de la RTO de titres vifs. Comment favoriser l’actionnariat individuel si les CIF, reconnus comme conseillers financiers, formés en formations initiales et permanentes, comme aucun salarié de banque, ne peuvent passer d’ordres et doivent user de stratagèmes pour contourner cette absurde législation ? Par ex., préparer l’ordre, le faire mettre sous enveloppe par le client et la timbrer non pas avec notre machine mais avec un timbre papier. Prendre le risque du conseil, mais ne pas passer l’ordre ? Passer un ordre pour un OPCVM qui accueille 50 actions, mais pas pour une action unique ? Être obligé de vendre sans discernement tout un portefeuille de titres vifs, quand le client nous le confie, parce que nous ne pourrons pas passer d’ordre au fil de l’eau, dans son intérêt, après transfert ? Nous ne promettrons pas un afflux vers les titres vifs si cette RTO nous est légitimement accordée car les CGPI travaillent beaucoup en assurance qui, en France, est peu ouverte aux titres vifs. On va au Luxembourg pour cela. Néanmoins, cette restriction RTO n’est pas stimulante pour l’actionnariat, pour nos clients et nous. 2) Redonner confiance aux Investisseurs et aux Conseillers en responsabilisant BERCY avant de proposer de nouveaux avantages fiscaux. Nous l’avons répété lors d’interventions et par écrits aux Législateurs et Régulateurs et, tout récemment, à Mme ROYAL, les CGPI et leurs clients ne peuvent avoir aucune confiance dans le PEA PME et le contrat Génération Vie, pas plus que dans les produits FIP, FCPI, FCPR, HOLDING, puisque Bercy peut déqualifier un produit que nous recommandons parce qu’il est tamponné par Lui et agréé AMF. Nos clients et nous-mêmes acceptons de prendre des risques industriels et économiques avec les actions. Nos risques sont lourds dans une société qui se financiarise. Mais pas parce qu’ERDF, filiale d’EDF, filiale de l’ETAT, n’a pas branché un panneau solaire avant la fin de l’année ou parce qu’un fonctionnaire isolé décide qu’une Holding n’est pas suffisamment active. Il faut se dessaisir de ses fonds pour que les panneaux soient achetés ou les entreprises à animer créées. Nous acceptons (eux comme nous) la faillite, mais n’avons aucun pouvoir avant, hors notre confiance en l’État. Nous demandons une loi "SCRIVENER", qui fasse que les fonds soient bloqués à la Caisse des dépôts et débloqués sous la seule responsabilité de Bercy. A défaut, eux comme nous ne pouvons avoir confiance dans les mesures fiscales. 3) Rapprocher les Particuliers des Entreprises, en leur rouvrant le Marché des titres vifs obligataires, même si les risques de remontées des taux peuvent faire penser que ce n’est pas le bon moment. Les Particuliers ont été évincés du Marché obligataire, qui était un moyen de s’acclimater aux entreprises. Quand ils peuvent encore participer à une émission, ils vendront à prix cassé s’ils doivent sortir avant l’échéance. Le poids de leur 10 ou 50 titres ne pèse rien au regard des Institutionnels. Pourtant, si l’obligation subit la hausse des taux en cas de besoin anticipé, l’Épargnant sait qu’il sera remboursé à l’échéance au nominal, même s’il a été moins rémunéré quelques années. C’est pourquoi les obligations à durée de cinq/six ans ont si bien "marché" en 2009, lorsque les banques ne prêtaient plus. Or, il n’est laissé aux Particuliers que les OPCVM obligataires. Et comme il y a en permanence des entrants et des sortants, la garantie de sortie au nominal n’existe pas. Pas de « bout du tunnel ». La Place pourrait s’y pencher.
Dernière mise à jour à 12h28
Ce contenu est réservé aux abonnés
Déjà abonné ? Identifiez-vous.
Pas encore abonné ?

Accédez à une offre plurimédia unique. (Magazine papier et digital, web, mobile, tablette)

Découvrez toutes nos offres
L’Agefi Actifs, le seul dispositif d'information plurimedia réservé aux professionnels du patrimoine
L’abonnement comprend :
  • Site web
    Accès illimité
    Un site réservé exclusivement aux abonnés. Version optimisée pour tablettes et smartphones.
  • Magazine
    24 numéros
    Une édition papier (le vendredi, tous les 15 jours) et une édition digitale (parution dès le jeudi) conçue et optimisée pour une lecture sur tablettes et ordinateurs.
  • Newsletters
    Par e-mail
    Deux newsletters indispensables. L’AGEFI Actifs quotidienne et Prévoyance et Retraite hebdomadaire.
Fermer
Abonnez-vous pour 21,50€/mois soit 258€/an
Découvrez toutes nos offres
L’Agefi Actifs, le seul dispositif d'information plurimedia réservé aux professionnels du patrimoine
En savoir plus