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Les acteurs de la Place redoutent une fragmentation des règles après le Brexit

Les acteurs de la Place redoutent une fragmentation des règles après le Brexit

L'AMF se dit notamment très attentive à ce que la Grande-Bretagne n'adopte pas une régulation beaucoup plus souple que l'européenne.

Les acteurs de la Place de Paris redoutent que le Brexit ne conduisent à davantage de fragmentation, notamment en termes de régulation financière. «Est-ce qu’on peut aller vers un monde plus fragmenté du point de vue européen alors que, déjà, le régulateur américain suit largement ses propres règles?», a lancé le directeur général de la Société Générale, Frédéric Oudéa, lors d’un colloque organisé par l’Autorité des marchés financiers (AMF) hier à Paris. Pour le banquier, les divergences d’approche des régulateurs pourront conduire à une complexité nouvelle pour les établissements financiers alors qu’ils sont déjà confrontés à un environnement de taux très bas et aux changements technologiques. Et d’insister pour que l’Union européenne continue à développer un marché des capitaux efficace.

«Il y aura une fragmentation de coûts et probablement une utilisation de capitaux pas très efficace», a estimé de son côté André Villeneuve, membre de The City UK Advisory Council, une organisation qui promeut les intérêts de la City. Aux yeux de ce dernier, aucune place financière européenne ne devrait remporter à elle seule la mise en matière financière après le Brexit. Dans ce contexte, «il y a beaucoup d’acteurs qui se posent la question de rester en Europe, de déplacer plutôt tout cela en Asie, à New York... », dit-il. L’Union européenne comme la Grande-Bretagne pourraient donc être perdantes après le Brexit.

«Le premier défi, c’est, au niveau européen, que nous sachions continuer de parler, malgré l’absence de la voix britannique, haut et fort sur notre conception de la régulation, d’une finance saine qui sert à financer l’économie, en étant crédible», a pour sa part estimé le président de l’AMF, Gérard Rameix. Celui-ci se dit par ailleurs très attentif à la façon dont la Grande-Bretagne pourrait adopter une régulation financière moins stricte que la régulation européenne. «S’il y avait un changement complet d’orientation aux Etats-Unis et au Royaume-Uni, ce que je ne vois pas (...), il faudrait en tenir compte et être capable dans l’Union européenne de repenser les règles dans un esprit d’équilibre entre ce qui est nécessaire pour garantir la sécurité et ce qui est nécessaire pour assurer le financement de l’économie», a pour sa part jugé l’ex-gouverneur de la Banque de France, Christian Noyer.

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