La fiscalité et les dépenses publiques au menu des conseils-experts financiers

Plus de transparence, plus de rigueur, plus d’économies, plus de sens des priorités… Telles sont dans les grandes lignes les aspirations des conseils-experts financiers adhérents de la CNCEF, appelés à contribuer au Grand débat national via un sondage en ligne (1). Sur le thème de « la fiscalité et des dépenses publiques », dont les questions sont issues du formulaire gouvernemental, il ressort que ces professionnels sont particulièrement attachés à une plus grande pédagogie en matière d’utilisation des ressources fiscales de l’Etat et à un fléchage plus transparent. De la même façon, ils appellent à une plus grande stabilité de la politique fiscale et souhaitent aussi dans leur majorité, que les pouvoirs publics développent l’éducation financière des Français.

Par ailleurs, l’économie réelle est pour eux une préoccupation qui implique une baisse de la part qui pèse sur les entreprises. Les conseils-experts financiers verraient également bien disparaître totalement l’ISF et l’IFI au même titre que les taxes locales. Dans leur viseur enfin, les prélèvements sociaux qui, selon eux, ralentissent la croissance du pays. Concernant le budget de l’Etat, les sondés sont favorables au vote d’un budget à l’équilibre, et souhaiteraient que les déficits soient réduits par une diminution de la dépense publique (55% des sondés) plus que par une hausse de l’imposition. Pour y parvenir, 45% d’entre eux se prononcent pour une réduction des dépenses sociales. Sur les économies à réaliser pour restaurer l’équilibre budgétaire du pays, 6 professionnels sur 10 accepteraient de voir réduits les moyens accordés à la politique du logement.

Concernant le système des retraites en France, les conseils-experts financiers estiment que les ressources de l’Etat pourraient être améliorées en repoussant l’âge du départ à la retraite (20%) ou en prolongeant la durée légale du temps de travail (12,5%). Enfin, les sondés estiment que la santé est un domaine prioritaire (43%) où la protection sociale doit être renforcée. Il seraient aussi prêts à payer davantage d’impôt dans trois secteurs jugés prioritaires : l’écologie (14%), la justice (11%) et  la sécurité (16%). Mais, simultanément, 25% des sondés refusent la création de nouvelles taxes …

(1)    Enquête réalisée à partir d’un sondage en ligne, auprès 2500 membres du 17 janvier 2019 au 23 février 2019.