La correction brutale se poursuit sur les actions européennes

En fin de matinée, le CAC40 cédait 3,8% tiré vers le bas par les valeurs bancaires et minières.

Le répit aura été de très courte durée. Après une journée de mercredi dans le vert sur les marchés avec une hausse de 1,59% des actions, le CAC40 s'est à nouveau effondré jeudi matin et continuait à creuser ses pertes en fin de matinée à avec -3,8%. Le mouvement baissier concernait toute l'Europe. À Francfort, le Dax cédait 2,23% à l'ouverture et à Londres, le FTSE abandonnait 2,16%.

Le secteur bancaire est très chahuté en raison des doutes sur sa rentabilité. Peu après l'ouverture, il reculait de 5,26% sur l'indice parisien, et affichait son plus bas niveau depuis août 2012 sur l'Euro Stoxx 50. Plus forte chute de l'indice, Société Générale dégringolait à -14% à la mi-journée après la publication de ses résultats annuels. Le résultat net s'établit pourtant à 4 milliards d'euros en 2015, en hausse de 50% par rapport à 2014. Mais les perspectives de rentabilité de fonds propres restent incertaines pour 2016 du fait de "l'augmentation des exigences en capital et de l'environnement économique et financier", ont affirmé les dirigeants de la banque.

L'extrême volatilité observée depuis le début de l'année semble ne pas pouvoir se calmer, accélérée par la chute des cours du pétrole, le ralentissement chinois et les perspectives incertaines de l'économie américaine. "Jamais depuis 2011 lemarché n’avait montré de tels signes de nervosité", résument les économistes d'Oddo qui appellent toutefois à "ne pas céder à la panique".

"Seules les banques centrales semblent avoir encore un peu de pouvoir pour freiner ponctuellement la chute des indices", estime quant à lui Dorian Abadie, analyste marchés chez XTB France. Pourtant, la tentative d'apaisement de la présidente de la FED Janet Yellen hier sur un resserrement moins rapide qu'attendu de la politique monétaire n'a pas eu un grand effet sur la chute des indices.