La collecte des FCPI et FIP a baissé de 67% 2018

Selon la dernière étude de l’AFG  et de France Invest, la collecte globale réalisée par les gestionnaires de FCPI et de FIP en 2018 représente 355 millions d'euros, en baisse de 67% par rapport à 2017

En 2018, la collecte globale réalisée par les gestionnaires de FCPI (fonds communs de placement dans l’innovation) et de FIP (fonds d’investissement de proximité) s’élève à 355 millions d'euros, en baisse de 67% par rapport à 2017. Elle représentait 1,084 millards d’euros en 2017. Le nombre de souscripteurs est passé de 137 000 en 2017 à 57 000 en 2018. Ces chiffres proviennent des résultats de l’enquête annuelle publiée par l’Association française de la gestion financière (AFG) et l’Association des investisseurs pour la croissance (France Invest) auprès des gestionnaires. La collecte provient exclusivement de fonds au titre des souscriptions au capital de PME qui donnent droit à réduction d’impôt sur le revenu (« IR PME »). Celle-ci est en repli de 29% en 2018 par rapport à 2017.La collecte au titre de l’ISF est nulle.

Ces baisses s’expliquent par quatre « facteurs exceptionnels », selon les deux associations :

  • La suppression du dispositif fiscal ISF PME a entraîné naturellement l’arrêt des souscriptions aux FCPI et aux FIP qui ouvraient une possibilité de réduction d’impôt sur la fortune ;
  • L’incertitude en 2018 sur la hausse éventuelle du taux de réduction d’impôt sur le revenu de 18% à 25% au titre de l’IR PME, dans l’attente de l’accord de la Commission Européenne sur la conformité du dispositif IR PME avec les règles européennes des aides d’État, a pesé négativement sur les souscriptions;
  • En 2017, l’autorisation d’imputation de la réduction d’impôt de l’ISF PME sur l’IFI dû au titre de 2018 avait créé une augmentation exceptionnelle des souscriptions;
  • Enfin, le passage au 1er janvier 2019 du prélèvement à la source pour la collecte de l’impôt sur le revenu a conduit des particuliers à reporter leur décision d’investissement au titre de l’IR PME face aux questions qui se sont posées sur la manière dont s’appliquerait la réduction d’impôt sur cette année charnière.