Fidelity constate une confiance des dirigeants d'entreprises en baisse en 2019

Selon la dernière Enquête Analystes de Fidelity International, la confiance des dirigeants d’entreprises à travers le monde a baissé à son niveau le plus bas depuis 2016, les sociétés étant confrontées à un ralentissement de la consommation et à une hausse des coûts.

Chaque année, Fidelity mène une enquête auprès de son équipe mondiale d’analystes pour prendre le pouls des entreprises. Celle-ci suit une approche « bottom-up », compilant les résultats d’environ 16 000 rencontres des analystes du gestionnaire avec des dirigeants d’entreprises, afin d’obtenir une vue d’ensemble. Cette année, l’indice de confiance des dirigeants d’entreprises a subi sa plus forte baisse depuis la création de l'enquête en 2011, passant de 1,6 en 2018 à 0,6 en 2019.

Cependant, les résultats de cette nouvelle enquête doivent tenir compte d’un marché agité en 2018. Malgré le recul notable du niveau de confiance, les analystes de Fidelity restent relativement optimistes pour l'année 2019 (un indice de confiance supérieur à zéro indique une amélioration du sentiment).

C'est le signe que le cycle économique, déjà mature, ralentit encore, explique la société de gestion dans un communiqué. Un tiers des analystes dans le monde ont indiqué que leurs secteurs se trouvaient en phase de ralentissement ou de récession, contre 13 % l'année dernière. Seuls 20 % d’entre eux font part d’une phase d’expansion, contre 35 % en 2018. Désormais, seuls 49% des analystes considèrent que nous ne sommes pas en fin de cycle macroéconomique (contre 68 % l'année dernière).

« Un début d’année exubérant en 2018 a laissé place à une posture prudente en 2019. Le pessimisme ambiant de cette année s’explique par deux grands facteurs : une baisse de la consommation d’une part et, des coûts croissants auxquels les entreprises doivent faire face d’autre part. Ces deux facteurs pèseront sur les marges bénéficiaires en 2019, selon Michael Sayers, Directeur de la Recherche Actions chez Fidelity International. Même si nous n’anticipons pas de véritable récession au cours des six à douze prochains mois, il est clair que nous avons fait un pas de plus vers la fin de ce cycle, débuté il y a une décennie. En conséquence, les approches des entreprises en matière de gestion des risques deviennent plus importantes que jamais. »