AXA Climate lance un outil d'analyse des risques climatiques pour les gérants

Tuba Raqshan

AXA Climate a annoncé ce 19 septembre le lancement d’Altitude, un outil d’analyse de risques climatiques et naturels dédié aux fonds d’infrastructure et de private equity. Déjà utilisé par une dizaine de fonds d’investissement, ce programme couvre à la fois les risques physiques du changement climatique, les émissions carbones ainsi que la perte de biodiversité.

Basé sur un questionnaire, cet outil détecte des risques liés à la double matérialité pour chaque projet d’investissement. Il s’agit des risques environnementaux qui pèsent sur l’entreprise cible, comme par exemple la submersion marine ainsi que l’impact de cette entreprise sur l’environnement à travers la pollution. Cet outil propose également des recommandations à court terme, des mesures d’adaptation possibles et des actions à planifier avec l’entreprise cible afin d’atténuer ces risques.

L’évaluation de ces risques couvre plus de 150 secteurs d’activités et une cinquantaine de types d’actifs physiques dont les bâtiments ou les infrastructures. Les risques sont projetés pour les horizons 2030 et 2050. Pour cette projection, l’outil suit plusieurs scénarios du Groupe d'Experts Intergouvernemental sur l’Evolution du Climat (GIEC) et les recommandations de la Task Force on Climate-Related Financial Disclosures (TCFD) en matière d’évaluation des risques climatiques.

Pour pouvoir obtenir un premier niveau d’analyse des risques, cet outil s’appuie sur une base de données extensive comme des sources officielles d’AXA, de l’Agence de l’Environnement et de la Maitrise de l’Energie (ADEME), du GIEC, de l’outil Global Biodiversity Score du Caisse des Dépôts, d’Exiobase et d’ENCORE (Exploring Natural Capital Opportunities, Risks and Exposure).
Concernant les exigences règlementaires européennes, cet outil permet aux fonds d’investissement de s’aligner sur les critères génériques du principe « do no significant harm » tel que défini par la Taxonomie Verte Européenne. Il permet aussi aux fonds d’être en conformité avec les exigences de reporting extra-financier de l’Article 29 de la loi Energie Climat.