Copropriété : les Français séduits par la mutualisation des coûts

Si la vie en copropriété obtient les faveurs d'une majorité de copropriétaires, près d'un tiers d'entre eux jugent cependant difficile d'obtenir un consensus avec les autres copropriétaires, pointent des nuisances de voisinage ou l'obligation de se plier aux règles communes

L'habitat collectif est plutôt perçu favorablement. Selon une enqupête du Crédit Foncier, 71 % des copropriétaires interrogés déclarent être satisfaits d’une manière générale (15 % de très satisfaits et 56 % d’assez satisfaits). « Les avantages mis en avant sont la mutualisation des coûts, qu’il s’agisse des charges de gestion courante (56 % de citations) ou des travaux exceptionnels (54 %), la possibilité de participer aux prises de décision (38 %) et le fait d’avoir des voisins (16 %) ». En revanche, 28 % des copropriétaires interrogés se déclarent insatisfaits, mettant en avant « la difficulté à obtenir un consensus avec les autres copropriétaires (49 % des citations), les nuisances de voisinage (42 %) et l’obligation de se conformer à des règles communes (37 %) ».

Près de trois logements sur dix (28 %), soit 9,7 millions de logements, appartiennent à une copropriété, poursuit l'étude. Une part croissante : elle était de 20 % il y a trente ans (1988). Le parc des logements en copropriété se répartit quant à lui en quatre ensembles : les résidences principales occupées par leurs propriétaires (47 %), les logements occupés par des locataires (30 %), les résidences secondaires (13 %) et les logements vacants (10 %). La quasi-totalité (94 %) des lots en copropriété sont des appartements et plus de la majorité des logements collectifs (61 %) se situe en « communes centres ». Enfin, 30 % des copropriétés se trouvent en région parisienne alors que celle-ci représente 18 % de la population française métropolitaine.