SCPI et OPCI

Une collecte 2017 record mais un second semestre moins porteur

La collecte des SCPI Immobilier d'entreprise a atteint 6 milliards d'euros en 2017 et celle des OPCI 4,21 milliards.
Des chiffres impressionnants qui masquent cependant un léger tassement de la collecte au second semestre.

Selon les dernières données de l’Association française des sociétés de placement immobilier (Aspim) recueillies et traitées par l’Institut de l'Epargne Immobilière et Foncière (IEIF), la collecte nette globale des SCPI immobilier d’entreprise a atteint 6 milliards d’euros en 2017, en progression de 15,2 % par rapport à l’année précédente. L’Aspim précise cependant que malgré ces chiffres records le second semestre a été moins porteur que le premier, avec une collecte de 2,313 milliards d’euros contre 3,734 milliards d’euros pour les six premiers mois de l’année 2017.

Au 31 décembre 2017, la capitalisation des SCPI Immobilier d’entreprise atteignait au total 46,02 milliards d’euros, soit une augmentation de 18,1 % par rapport à la fin 2016.

Les OPCI grand public, pour leur part, ont collecté 4,21 milliards d’euros en 2017, soit un montant 5,5 % supérieur à celui de l’exercice précédent. Dans ce cas également, le second semestre se révèle moins dynamique que le premier, avec une collecte de 1,505 milliard, contre 2,704 milliards d’euros collectés de janvier à juin dernier. En 2017, l’actif net cumulé des OPCI est passé de 8,719 à 12,989 milliards d’euros, en hausse de près de 50 % par rapport à l’année précédente.

Dans un communiqué, Arnaud Dewachter, délégué général de l’ASPIM, déclare que « ce ralentissement de la dynamique doit s’expliquer aussi bien par la volonté des sociétés de gestion de conserver le contrôle du rythme de la collecte de capitaux par rapport à celui des acquisitions d’immeubles que par l’annonce estivale du gouvernement sur la loi de finances à venir. L’impôt sur la fortune immobilière (IFI) a pu soulever des interrogations sur le traitement fiscal des fonds d’investissement immobilier et générer de l’attentisme chez les investisseurs. Le débat sur le successeur de l’ISF a en outre nui à la juste perception des SCPI et des OPCI en tant que contributeurs aux besoins de l’économie et de la société françaises, ce que l’ASPIM continue de déplorer ».

Du côté des performances, l’Aspim note qu’en 2017, le taux de distribution des SCPI Immobilier d’entreprise a atteint 4,43 %, contre 4,64% en 2016. « Cette évolution s’explique par une augmentation du prix moyen pondéré des parts des SCPI (+1,79%) combinée à une politique de distribution mesurée de la part des gestionnaires (- 3,28%). Surtout, le niveau de revenus distribués par les SCPI leur permet de dégager une prime de risque qui demeure confortable (+3,78% par rapport aux emprunts d’Etat à 10 ans) », précise l’association.

Pour les OPCI, la performance a été de 3,98 % en 2017 contre 3,23 % en 2016. « C’est davantage la valorisation du patrimoine (+2,4% contre +0,8% l’année précédente) qui a porté cette performance que le rendement courant (1,6% contre 2,4%) », explique l’Aspim.