Les SCPI intéressent de plus en plus les Français

19 % des épargnants souhaitant investir dans les SCPI seraient prêts à y consacrer entre 10% et 50 % de leur épargne.
Max Pixel

8,6 milliards d'euros. C'est le montant investi par les épargnants français dans des Sociétés Civiles de Placement Immobilier (SCPI) en 2019 selon les chiffres de L'Association française des Sociétés de Placement Immobilier (ASPIM) et l’Institut de l'épargne immobilière et foncière (IEIF). Cette collecte, en forte hausse, témoigne du succès grandissant de ce produit d'investissement immobilier qui a enregistré un rendement moyen de 4,4% en 2019.

Mais qui investit en SCPI ? Et quel est le degré réel de connaissance des épargnants sur ce placement ? La société de gestion Atland Voisin a réalisé en partenariat avec l'institut OpinionWay un sondage pour interroger les Français sur leur rapport à ce placement dont les résultats ont été publiés jeudi 5 mars.

SCPI : une connaissance qui s'améliore avec l'âge. Premier point clef de l'enquête : la connaissance. Plus d'un Français sur deux connaît les SCPI, et un sur cinq voit même précisément de quoi il s'agi. Ces chiffres font de ce produit d'investissement cinquantenaire le second placement immobilier le mieux identifié des Français, juste derrière l'investissement Pinel (24%). Dans le détails, se sont surtout les épargnants seniors (66% des +65 ans) qui se déclarent « familier avec les SCPI » contre 45 % des 25-34 ans et 36 % des 18-24 ans.

Autre enseignement, près de quatre Français sur dix connaissant les SCPI marquent un intérêt particulier déclarant en « posséder ou souhaiter en posséder ». La part des personnes « souhaitant posséder » des SCPI (25%) démontre par ailleurs un fort potentiel de développement auprès du grand public, surtout chez les jeunes (41% des 18-24 ans et 35% des 25-34 ans).

Des modalités d'investissement bien maîtrisées. Interrogés sur les modalités pour investir en SCPI, le niveau de connaissance des épargnants est globalement supérieur à la moyenne. Assez logiquement, le taux de bonnes réponses est plus élevé chez les seniors, profil connaissant le mieux le dispositif. Ainsi, 72% des Français ont intégré qu'il est possible d'investir en SCPI à partir de 1.000€ et 57% qu'il est possible de le faire à crédit comme pour n'importe quel achat immobilier. Par ailleurs, digitalisation oblige, 61% des répondants savent qu'il est possible d'investir de manière dématérialisée sur internet.

Un vrai intérêt. Après s'être vu expliquer les SCPI et leur fonctionnement, 36% des épargnants se déclarent prêts à investir une partie de leur épargne dans des SCPI. Parmi eux, une partie significative voit les choses en grand : 19% des épargnants prêts à investir en SCPI se disent enclins à y consacrer 10% à 50% de leur épargne et 52% plus de 50% de leurs économies.

Profil connaissant le moins les SCPI, les moins de 35 ans témoignent du plus grand intérêt dès lors qu'ils ont pris connaissance de ce dispositif d'investissement. Ainsi, parmi les Français prêts à investir en SCPI, 69% des 18-24 ans et 73% des 25-34 ans se disent prêts à investir plus de 50% de leur épargne.

Source : Atland Voisin

Des chiffres qui témoignent d'un fort potentiel de croissance pour ce produit dans les années à venir, mais qui démontrent aussi la nécessité de poursuivre la pédagogie auprès des particuliers pour le rendre encore plus accessible et plus intelligible par chacun.

« Il est très intéressant de voir que le niveau de connaissance des épargnants progresse sur ce placement, mais également leurs velléités à investir. S'ils confirment l'appétit des Français pour les SCPI, les résultats sur la proportion de leur épargne qu'ils sont prêts à investir nous poussent toutefois à encourager les investisseurs à bien s'informer », explique Jean-Christophe Antoine, président d'Atland Voisin. Le dirigeant souligne ainsi l'importance pour les professionnels du patrimoine de continuer leurs efforts de pédagogie auprès du grand public. Rappellons que les SCPI restent des produits de diversification de long terme et qu'il serait très risqué pour un investisseur particulier d'y consacrer une part majoritaire de son épargne.