Le marché immobilier est en forme selon la FNAIM

Les taux restent au plancher, sur fond de progression des prix et des ventes.

La dynamique du marché du logement est "excellente", selon la FNAIM, qui estime dans sa dernière note de conjoncture que "l'extrême faiblesse des taux continue de soutenir le marché".

Dans l'ancien, les prix poursuivent d'une part leur progression, accélérant même légèrement (+3,2 % à fin juin sur 1 an). En Île-de-France, les prix continuent de croître à un rythme soutenu : +3,9 % (+6,3 % à Paris et +2,7 % pour le reste de l’Île-de-France). En province, les prix augmentent à un rythme moins soutenu (+2,8 %), comparable à celui de l’Île-de-France hors Paris, rappelle la FNAIM. A Paris, un "emballement" est notable, avec le franchissement de la barre des 10.000 euros par mètre carré. Et selon les notaires, les 10.280 euros sont attendus pour octobre (avec une accélération à +7,8 % sur un an).

Les taux des crédits immobilier poursuivent leur baisse, "dans le sillage des OAT 10 ans qui ont pulvérisé leur record à la baisse cet été", commente la fédération. Les taux des crédits immobilier devraient continuer à baisser, au moins dans les deux à trois prochains mois, anticipe le groupement.

Enfin, côté transactions, le volume qui était déjà à un niveau élevé, "bat un nouveau record en franchissant la barre historique du million de logements". Il s'établit à 1.017.000 exactement à fin juin 2019 (en cumulé sur les 12 derniers mois), contre 985.000 à fin mars et 965.000 à fin décembre 2018.

Outre ces éléments conjoncturels, le marché reste soutenu par des éléments structurels, d'après la fédération : "le manque d’attractivité relative des autres placements financiers, le pouvoir d’achat relativement dynamique des ménages (en particulier en 2019) ainsi que la baisse du taux de chômage ces dernières années, une démographie favorable (progression du nombre de ménages), un modèle français de crédit à l’habitat assez prudent (taux fixes, faible taux de créances douteuses, …) ou encore le fait que l’immobilier soit considéré comme un placement peu risqué dans un contexte général d’aversion au risque".