L'ACPR alerte le public sur les agissements d'escrocs utilisant son logo

NewsManagers
Les malfaiteurs utilisent le logo et le nom de l'ACPR et se présentent comme ses agents ou ses partenaires.

L'Autorité de contrôle prudentiel et de résolution (ACPR) met en garde le public sur son site contre les agissements d'escrocs utilisant actuellement son logo, son nom, celui de ses services ou se présentant comme ses agents ou ses partenaires. Pour inciter leurs victimes à leur verser des fonds, ils utilisent des pseudonymes dont les plus fréquents sont « M. Alexandre COSTA », « M. Alexandre KOVALSKI », « M. Christian BIALES » ou « M. Richard LEGRAND ».

Ces personnes se présentent comme des agents de l'ACPR ou de la Banque de France, agissant pour le compte de la « commission des sanctions de l'ACPR », de la « division nationale d'investigation des délits financiers » ou de la direction du contrôle des pratiques commerciales, voire comme président de la commission des sanctions.
Des adresses de messagerie proches de celles de l'ACPR sont parfois utilisées (par exemple, costa.acpr@commission-sanctions.com, REGAFI-AGREMENT@acp.banque-france.fr pointant en réalité vers une autre adresse).

Si les noms et adresses sont variables, les escroqueries suivent principalement deux types de scenarii, explique l'ACPR. Dans un premier cas, il est indiqué au destinataire du courrier que des fonds lui appartenant, et correspondant à un placement ou à des gains réalisés à l'étranger et non déclarés au fisc français, ont été détectés et bloqués sur un compte séquestre dans un autre pays. Il lui est demandé de rapatrier les fonds sous peine de poursuites judiciaires, moyennant le paiement préalable d'une somme et communication de divers documents (pièce d'identité, avis d'imposition, etc.).

Dans un second cas, les courriers ou courriels sont adressés à des personnes ayant déjà subi des pertes sur le Forex ou dans le cadre d'opérations de trading d'options binaires, dans le prétendu but de les aider à récupérer tout ou partie des fonds perdus. Pour cela, il est demandé de verser une somme sous des prétextes divers (frais de dossier, frais d'assurance, garanties, etc.), ainsi que de transmettre des documents les concernant.