Iroko Zen, la SCPI qui veut séduire les CGP

Elle est accessible en ligne dès 5.000 euros, sans frais d’entrée et sans délai de jouissance.
Gautier Delabrousse-Mayoux et Charles Duclert, fondateurs d'Iroko. Crédit : Iroko

On ne compte plus les start up qui veulent révolutionner l’épargne des Français, casser les prix et leur rendre accessible des placements autrefois réservés à un petit nombre. Et pourtant ! Le club plus très fermé des Robin des bois 2.0 compte depuis peu un nouveau membre.

Créée en 2019, Iroko a lancé Iroko Zen, sa première SCPI, en novembre dernier. Elle est accessible dès 5.000 euros sans frais d’entrée, ni délai de jouissance. Deux avantages qui pourraient l’aider à se distinguer dans un marché dominé par des mastodontes.

EN revanche, sa stratégie est plus traditionnelle même si l’ambition d’Iroko est de créer « la SCPI des usages de demain », selon Charles Duclert, son CIO et co-fondateur, qui détaille le portefeuille : «  sur-pondération en logistique (e-commerce), focus sur les commerces en pied d’immeuble autour des services (crèches, santé) et de l’alimentaire (retour des besoins de proximité), bureaux peu énergivores faisant la part belle aux mobilités douces et à la qualité de vie de ses usagers ». Le tout en ciblant des actifs dont la valeur est comprise entre un et cinq millions d’euros.

La SCPI a acquis deux biens l’année dernière : un immeuble de bureaux loué à Pôle Emploi à Reims et une crèche à Pantin. Un troisième est déjà dans les tuyaux. Il s’agirait d’un « entrepôt aux portes de Paris, dont l’acquisition devrait être finalisée fin février », a confié à la rédaction Gautier Delabrousse-Mayoux, directeur général et co-fondateur de la start-up. A date, 5 millions d’euros ont déjà été collectés auprès d’une centaine d’investisseurs. Le TDVM annualisé s’élève à 7,56 %, légèrement au-dessus de son objectif de 7 %.

Opération séduction

Bien que la SCPI soit accessible directement en ligne, Iroko souhaite se reposer sur un réseau de distribution étoffé : professionnels du patrimoine, investisseurs institutionnels et assureurs-vie. « Nous avons réalisé notre première souscription intermédiée il y a 15 jours », affirme Gautier Delabrousse-Mayoux.  A l’épineuse question de la rémunération, le jeune dirigeant ne se débine pas : « Le travail du CGP est rémunéré par une commission sur les frais de gestion. C’est un système plus intéressant qu’un one shot et la meilleure manière d’aligner les intérêts de tous, y compris ceux du client ».

La jeune pousse française vient de lever trois millions d’euros auprès de ses actionnaires historiques, LO Capital, HEC Ventures et Idinvest Partners (Eurazeo). Ses ambitions sont grandes : 100 millions d’euros d’encours sous gestion d’ici 2024. Rendez-vous pris dans trois ans donc.