DPE : les régions les plus énergivores sont…

Selon une étude, la Bourgogne-Franche-Comté, le Centre-Val de Loire et la Normandie seraient les trois départements qui concentrent le plus de passoires thermiques.

Le spécialiste de la rénovation énergétique, Heero, qui accompagne les ménages dans leurs projets, a publié un panorama du parc immobilier français afin de dresser l’inventaire des passoires thermiques. Selon le Ministère de la transition écologique, 4,8 millions de logements sont considérés comme tel, soit 16,8% de l’ensemble du parc français (18,4% de maisons et 14,7% d'appartements). Mais leur répartition n’est pas égale sur l’ensemble du territoire.

Les régions qui concentrent le plus de logements, neufs et anciens, notés F et G au niveau de leur DPE sont la Normandie (14,8%), le Centre Val-de-Loire (15,7%) et la Bourgogne-Franche-Comté (16,6%). «De façon globale, les régions du nord et de l’est de la France affichent des besoins énergétiques supérieurs du fait de leur climat hivernal plus difficile mais aussi en raison d’un fort contraste en températures entre des étés chauds et secs et des hivers froids et humides», explique Heero dans sa note.

L’Ile-de-France fait figure d’exception avec près de 24% de logements économes. Cette singularité s’explique par la part de logements neufs plus importante (21% des DPE réalisés) et la plus grande proportion d’appartements dans le parc, moins énergivores que les maisons. En fonction des régions, les logements énergivores pèsent ainsi entre 23% à 38% pour la première catégorie, contre 26% à 47% pour la seconde.

Hormis la région parisienne, les bonnes élèves sont plutôt dans le Sud de la France. Les logements économes (évalués A ou B, neuf inclus) représentent 23,2% du parc de la Nouvelle Aquitaine et 23,9% de celui d’Occitanie. «Ces régions jouissent d’un climat plus favorable et comptent également beaucoup de résidences secondaires acquises par des ménages aux revenus élevés qui ont davantage de moyen d’entretenir et rénover leur logement», expliquent les auteurs de l’étude.

«Même si les régions du sud affichent de bons scores, ceux-ci reposent sur l’analyse des Diagnostics de Performance Energétique enregistrés entre 2014 et 2021, soit avant la réforme du DPE, précise Romain Villain, directeur marketing et études chez Heero. Désormais, de nouveaux indicateurs sur le confort d’été et sur la ventilation sont pris en compte dans l’efficacité énergétique d’un logement. Même si on manque encore de recul, les territoires du sud risquent d’être plus impactés.»