Cafpi créé un site internet pour les exclus du crédit

Refusdepret.fr a pour but d’aider les personnes dont le dossier de financement a été refusé à trouver des alternatives. Le portail leur permettra également de faire remonter leur cas à la Banque de France.
Capture d'écran de Refusdepret.fr

Le refus de financement avait un chiffre (45%), sur lequel tous les courtiers ne sont pas d’accord. Il dispose à présent…d'un site Internet.

Le courtier Cafpi lance Refusdepret.fr, une plateforme multi-fonctions dont le but premier est d’accompagner les emprunteurs ayant essuyé un refus de financement. Ils y trouveront notamment des conseils pour représenter leur dossier en optimisant les chances de le faire passer (délégation d’assurance-emprunteur, raccourcissement du plan de financement ou encore opter pour une formule à taux révisable ou à taux mixte…)

Les emprunteurs sont également invités à laisser une trace de leur mésaventure sur le site en y déposant un témoignage. «Ce sont les premières victimes de ce gel progressif du crédit que nous observons et nous ne les entendons pas. Ils sont pourtant des dizaines de milliers à devoir faire une croix sur leurs projets de vie», appuie Olivier Lendrevie, le président de Cafpi, dans un communiqué.

Exemple de témoignages de clients sur le site

Source : Cafpi / Refusdepret.fr

Interpeller directement…la Banque de France

Témoigner c’est bien, mais pas toujours suffisant. Alors le site va un cran plus loin. «Chaque candidat emprunteur déçu peut en quelques clics alerter son député, la Banque de France et UFC Que Choisir sur sa situation», annonce Cafpi qui présent son site comme le « porte-voix » des emprunteurs déçus.

Remonter directement les témoignages de ménages exclus du crédit est aussi une façon pour Cafpi de confronter directement la Banque de France, en charge du calcul du taux d’usure, à la réalité du terrain. Depuis plusieurs mois, les courtiers sont vent debout contre le gouverneur de l’institution qu’ils accusent de minimiser la situation. Alors que François Villeroy de Galhau parlent de «quelques cas bloqués ces dernières semaines», alors que les intermédiaires en crédit alertent sur un taux de refus de financement qui ne cesse de grimper. Cafpi affirme dans son communiqué que 42% des dossiers présentés à ses banques partenaires depuis le 1er juillet dernier ont été rejetés, le plus souvent en raison du taux d’usure.