Baisse des prix : le spectre de la contagion

Les notaires de Paris prévoient que la tendance baissière qui affecte Paris s’étende à l’ensemble de l’Île-de-France.
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Le dernier bilan trimestriel des notaires de Paris, diffusé ce matin, commençait plutôt bien. Il confirmait ce que tout le monde savait déjà, à savoir que le marché immobilier a bien résisté en 2020. Les prix dans l’ancien ont même continué à augmenter, c’est notamment le cas en Île-de-France : au 4ème trimestre 2020, ils ont bondi de 6,1 % pour les appartements et de 7 % pour les maisons.

Sauf que si la dynamique concerne la région dans son ensemble, Paris fait exception. Depuis plusieurs semaines, une tendance baissière se dessine en effet dans la capitale. « Les prix, qui augmentaient encore de 8 % par an au 1er trimestre 2020, de 7,8 % au 2ème puis de 7 % au 3ème, n’étaient plus qu’en hausse annuelle de 5,4 % au 4ème trimestre », écrivent les notaires de Paris dans leur publication.  

D’après leurs indicateurs avancés sur les avant-contrats, « le mouvement légèrement baissier se prolongerait début 2021 », pour ramener le prix au m² à 10.600 euros en avril, soit une baisse de 0,4 % en trois mois. Il retrouverait ainsi quasiment son niveau d’avril 2020 (10.520 euros).

Les notaires préviennent que ce ralentissement graduel devrait se généraliser en Île-de-France. De janvier à avril, ils anticipent ainsi une baisse du prix de vente des appartements (- 0,5 %) et des maisons (- 1 %) en région parisienne. « Les tensions sur les prix sont en train de se réduire, en particulier dans Paris (…). Cela peut resolvabiliser les acquéreurs mais aussi déclencher leur attentisme », commentent les notaires.

Source : notaires de Paris