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Robo-advisor et financement participatif, la fintech en quête de reconnaissance

Robo-advisor et financement participatif, la fintech en quête de reconnaissance

L'Agefi Actifs propose un dossier dédié à ces jeunes acteurs du marché de la gestion d'épargne en ligne

« Les FinTechs répondent avec excellence à un besoin de services financiers non couverts de manière satisfaisante par les banques traditionnelles », c’est ainsi que Stephen Perrin et Sylvain Fagnent, consultants chez Octo Technology ont expliqué l’arrivée de ces nouveaux acteurs dans un article à consulter ici.

Le segment de la gestion privée est également concerné par l’arrivée des services de gestion financière automatisés basés sur des robo-advisor, des outils de calculs recourant à des algorithmes propriétaires.

En complément, l’offre commerciale de ces nouveaux acteurs se structure aussi – et surtout - sur une réduction des frais de gestion compris entre 0,5 % et 0,3 %.

 

Un modèle de robo-advisor basé sur la gestion passive. Pour illustrer les nouveaux projets portés par les FinTech en France sur le marché de la gestion d’épargne, l’Agefi Actifs a sollicité, dans le cadre d’un entretien à consulter ici, Guillaume Yribarren et Laurent Girard, respectivement directeur marketing et cofondateur de  Smartdays qui est devenu Yomoni en juin 2015, à la suite de l’entrée à son capital de Crédit Mutuel Arkéa et de Iéna Venture à hauteur de 3,5 millions d’euros en juin 2015. 

La particularité du contrat d’assurance vie que Yomoni distribue en partenariat avec Suravenir, la filiale d’assurance vie de Crédit Mutuel Arkéa repose sur l’absence de fonds en euros, la totalité de l’offre se basant sur la gestion indicielle (ETF) accessible dans le cadre d’un mandat d’arbitrage qui est obligatoire pour le client. Avant la phase de souscription, Yomoni procède à un profilage de risque et un calcul d’allocation d’actifs. La fintech est à la fois immatriculée à l’Orias et agréée auprès de l’AMF en sa qualité de société de gestion.

 

Quelle capacité à convaincre ? A la question de savoir quelle place les fintechs occuperont dans l’offre de Suravenir, Bernard Le Bras, le président du directoire de Suravenir reste mesuré. Mais il insiste sur le fait que « nous avons décidé d’être présents sur l’assurance vie en ligne car nous sommes convaincus du développement de ce secteur ». En novembre 2015, il a annoncé un chiffre de 34.000 affaires nouvelles en assurance vie contre 5.400 pour toute l’année 2011. Lire l’article ICI.

Il n’en demeure pas moins que des réserves sont émises quant à la capacité de ces start-up à convaincre les épargnants. Par exemple, Hervé Tisserand, le directeur général d’Altaprofits.com, a constaté « un faible intérêt » de ses clients pour la gestion indicielle « en dépit de l’argument de poids qui tient au niveau peu élevé des frais de gestion ». Il remet en cause également la réflexion commerciale qui viserait à opposer les trackers aux OPCVM. L’article est en ligne ici.

 

Une collaboration avec les conseillers en gestion de patrimoine. Parmi les autres acteurs qui sont présents sur ce secteur, Fundshop propose la construction et la gestion de portefeuilles en assurance vie. « Nous avons choisi de ne pas distribuer nos propres contrats mais plutôt de travailler en complément des chaînes de distribution existantes qui ont déjà leur propres contrats », explique Leonard de Tilly, son cofondateur.

Si la fintech est présentée comme un sérieux adversaire de la banque privée, il n’en reste pas moins que, parmi les start-up sollicitées, aucune n’entend se présenter sur le segment de la clientèle fortunée sans le soutien des conseillers en gestion de patrimoine (CGP). « Nous mettons en place des partenariats avec des distributeurs, des courtiers et des CGP via des plates-formes », confirme par exemple Leonard de Tilly. Lire l’article publié dans le numéro n°656 du 10 juillet 2015.

 

Une montée en puissance des acteurs du financement participatif. Parmi les nombreuses structures  crées, Sowefund est par exemple une plate-forme de financement qui permet à l’investisseur de prendre des participations dans des sociétés. La sélection des dossiers et les contributions versées par les particuliers sont réalisées aux côtés de fonds d’entrepreneurs et de business angels dont la participation est censée pérenniser les projets. Parmi les projets financés figure Testamento.fr, un site d’information sur les testaments. Il y est annoncé que les internautes peuvent rédiger en ligne leur testament « en quelques minutes »Consulter l’article de L’Agefi Actifs, n° 651, p.10, du 30 avril 2015.

 

Des investissements périlleux en crowdfunding immobilier.  Le foisonnement en France des offres en matière de financement participatif depuis l’entrée en vigueur d’un nouveau cadre règlementaire le 1er octobre 2014 conduira nécessairement à une phase de sélection des plates-formes, notamment en matière de crowdfunding immobilier où même si les plates-formes avancent prendre de nombreuses précautions, il n’en reste pas moins qu’il s’agit d’un investissement périlleux.

Mieux vaut donc s’intéresser aux programmes de près car il pourrait y avoir de la casse. Les risques sont d’ordre administratif (recours sur le permis de construire...), technique (retard dans la livraison..) et aussi commercial (délai de commercialisation, invendus...). L’investisseur doit avoir conscience du risque de perte en capital et de l’illiquidité de ce placement et ne pas se laisser aveugler par les rendements annoncés très élevés, compris entre 7 % et 12 % par an. Si les rentabilités à deux chiffres des quelques opérations débouclées sont mises en avant, il n’en reste pas moins que, pour l’heure, l’activité est jeune et il est nécessaire de prendre du recul pour jauger si les promesses pourront être tenues sur plus long terme. L’article est à lire ICI.

Nicolas Ducros, dossier créé en janvier 2015, mis à jour en janvier 2016. 

Sommaire du dossier
La montée en puissance et les mises en garde autour du financement participatif

Le crowdfunding se développe de manière fulgurante avec plus de 80 plates-formes web en prêt et en equity depuis un an

Des incidences en France sur les modèles de distribution

Le mouvement fintech et les réglementations MIF II et IDD s’imposent à la Place. Assureurs, banquiers et consultants prennent la mesure des...

Tour à tour, Alain Clot, le président de l’association France FinTech et Mourtaza Asad-Syed, fondateur de Yomoni ont évoqué l’avenir des fintechs...

Sowefund est une plate-forme de financement basée sur des prises des participations

Un développement international
Des réflexions sur les solutions mises en oeuvre par ces acteurs
Dernière mise à jour à 16h24
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