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WeSave présente sa première assurance vie

Fintech

WeSave présente sa première assurance vie

Anatec, société dont Amundi est actionnaire, lance sa première offre avec Suravenir

Ce robo-advisor se positionne sur le haut de gamme et propose un service patrimonial

Encore inconnus en France il y a quelques mois, les robo-advisors, ces conseillers en allocation utilisant des algorithmes, sont désormais au centre de toutes les attentions dans le paysage de la gestion d’actifs ou du conseil en gestion de patrimoine. Il est vrai que les acteurs apparaissent nombreux. Alors qu’Advize, Fundshop, Marie Quantier ou Yomoni sont déjà opérationnels – pour certains depuis plusieurs années – et qu’Evest se prépare à éclore dans les prochains mois, c’est aujourd’hui Anatec, une société dans laquelle Amundi est présent au capital, qui annonce le lancement de sa plate-forme WeSave.fr.

Nos clients ont vocation à entrer en relation avec nous via un contact avec un de nos conseillers

Un nouveau CGP.

D’emblée, Jonathan Herscovici, président et cofondateur de la société, prend le contrepied des robo-advisors qui se cantonnent à proposer une allocation d’actifs à leurs clients. « WeSave est assimilable à un conseiller en gestion de patrimoine digital, explique le professionnel. Nos clients ont vocation à entrer en relation avec nous via un contact avec un de nos conseillers, par téléphone, par chat, voire physique à nos bureaux. » Ainsi, sur les seize personnes que compte la société, sept prodiguent des conseils financiers, dont trois spécialisés dans le conseil patrimonial.

« Nous voulons proposer un service proche de celui d’une banque privée », confirme Zakaria Laguel, directeur général et cofondateur de la société. Le minimum d’investissement a ainsi été fixé à 10.000 euros, ce qui positionne la société sur le créneau des investisseurs disposant de plusieurs dizaines de milliers d’euros de patrimoine financier. WeSave ne veut donc pas reproduire le schéma des robo-advisors anglo-saxons, parfois très grand public et qui laissent une grande latitude de décision aux clients. « Le modèle anglo-saxon n’est pas transposable en France, où les épargnants sont beaucoup plus réticents au risque et moins formés à la culture financière », continue-t-il. Alors que la société réfléchissait à l’origine à l’adoption du statut de société de gestion, elle a finalement opté pour le statut de conseiller en investissements financiers (CIF) et de courtier en assurance vie.

Assureur commun.

Si WeSave veut se démarquer de ses concurrents par un positionnement axé sur le conseil patrimonial, la plate-forme a choisi le même partenaire que Yomoni et Marie Quantier pour lancer son premier contrat d’assurance vie, à savoir Suravenir. Concrètement, après avoir établi son bilan d’épargne avec un conseiller et calibré son profil d’épargnant, le client va indiquer à quoi doit lui servir cette épargne et à quel horizon. A noter qu’avec ce système, la société ne propose pas un rendement ou une volatilité cible pour ses investissements, mais elle raisonne par objectifs (goal-based investing), comme c’est le cas pour certains anglo-saxons à l’instar de Betterment (qui gère 4 milliards de dollars aux Etats-Unis).

En fonction de tous ces critères, un profil d’allocation est proposé dans un contrat d’assurance vie comprenant environ 80 unités de compte constituées de fonds indiciels cotés (ETF), de 20 unités de comptes OPCVM (qui ne sont pas intégrées dans l’allocation proposée par WeSave mais qui peuvent être utilisées si le client opte pour une gestion libre) et le fonds en euros Suravenir Rendement. Le client peut alors donner un mandat d’arbitrage à WeSave qui se chargera de piloter cette allocation. Au total, les frais pour le contrat s’élèvent à 1,3 % dont 0,7 % correspondent aux frais de conseil revenant à WeSave et 0,6 % de frais de gestion du contrat pour l’assureur.

Développement.

A horizon 2020, WeSave compte capter 20.000 clients disposant en moyenne de 50.000 euros sur leurs contrats. Des sommes bien plus importantes que le point d’équilibre de la société qui devrait être atteint à partir de 500 millions d’euros gérés. Dans un futur proche, la structure compte proposer un contrat de capitalisation, un Perp, un contrat d’assurance vie comprenant des SCPI et une assurance vie luxembourgeoise. La société compte aussi avancer sur le plan de la consolidation de comptes et proposer, à terme, des conseils en investissements sur de l’épargne qu’elle ne détient pas dans ses comptes. Vaste programme. 

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