Une étude souligne le caractère "impératif" de la digitalisation des banques de détail

La croissance future et la concurrence accrue des fintech doivent forcer les banques à poursuivre leur virage numérique, estime le Boston Consulting Group.

Le fossé digital se creuse de plus en plus entre les banques de détails qui ont pris le virage numérique et les autres, explique le Boston Consulting Group dans son 6e rapport annuel intitulé "Banking on digital simplicity". Pour en faire l'illustration, la société a analysé la performance de 20 des plus grandes banques de détail mondiales, "rassemblant 220 millions de clients". Le résultat est assez net : "les meilleurs acteurs digitaux et opérationnels génèrent un résultat avant impôts par client 50% plus élevé que la moyenne", estime le BCG. Parmi les critères digitaux le BCG intègre les canaux internet et mobile qui facilitent l'automatisation des opérations.

La digitalisation peut pourtant représenter un canal de revenus non négligeable dans le contexte actuel. L'Amérique et l'Europe concentrent 62% du marché global, avec une tendance moins dynamique toutefois, ces zones n'ont capté seulement 30% de la croissance dans ce secteur l'an dernier. L'Europe de l'Ouest a même vu ses revenus baisser de 1% entre 2010 et 2015 sous l'effet de la baisse des taux.

L'étude met également en avant l'impact de l'émergence des fintech dans la concurrence qu'elles risquent d'imposer aux banques. "Il y a 10 ans, les fintech avaient attiré 11 milliards de dollars d'investissements. Fin 2015, elles cumulent 46 milliards de dollars", résume le BCG qui explique que l'une des clés du salut de ces banques est d'investir "dans l'excellence des relations clients, notamment à travers leurs offres digitales".