Conseil et gestion

Russell Investments lance une nouvelle plate-forme en Europe

La société propose une palette de stratégies spécialisées via des fonds thématiques monogérants Cette offre s’adresse plus particulièrement aux banquiers privés et aux sociétés de gestion.

Jugeant qu’« il devient essentiel pour les investisseurs de surpondérer les tendances macroéconomiques dans leurs stratégies de placement », Russell Investments lance la plate-forme Openworld, proposant une gamme de fonds thématiques. Cette offre constitue un nouveau relais de croissance pour la société et vient compléter les fonds de mandats déjà distribués par Russel.

Nouveaux segments de clientèle. Si Russell est fortement orientée vers une gestion institutionnelle au niveau mondial, 60 % de ses encours en France sont en revanche distribués par des partenaires bancaires - tels que la Société Générale et le Crédit du Nord - et des compagnies d’assurances. Peu présente sur les marchés de banque privée français, suisse et luxembourgeois, la société de conseil et de gestion souhaite conquérir les banquiers privés à la recherche de solutions de niche. Ainsi, Russell Investments met à la disposition de ses clients une plate-forme de mandats monogérants visant à enrichir leur poche de diversification au sein de leur allocation d'actifs globale. « Nous voulons approcher les multigérants qui ne travaillent pas par fonds de mandats ou ceux qui revoient leur business model de gestion alternative, indique Serge Heringer, directeur général de Russell Investments en France. Les banques privées et sociétés de gestion constituent une clientèle additionnelle sur laquelle nous souhaitons nous développer fortement dans les mois et années à venir. »

Sélection de gérants. A la recherche de « boutiques » - nommées ainsi en référence à leur indépendance de gestion -, Russell sélectionne et mandate des gestionnaires dans le monde entier en fonction de leur stratégie spécialisée sur une thématique particulière comme le climat, les infrastructures ou les matières premières. La société a engagé d’importants frais de recherche, de contrôle du risque, ainsi que les dépenses juridiques en vue de l’obtention de l’agrément européen Ucit III pour l’ensemble des mandats gérés sur la plate-forme. Un investissement lourd auquel Russell croit beaucoup. « Une vingtaine de fonds n’attendent plus que le lancement juridique de l’offre au 1er janvier 2009 », se réjouit Serge Heringer. « En France, tous métiers confondus, Russell compte doubler ses encours et passer ainsi de 5 à 10 milliards de dollars gérés », confie-t-il.