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Les réseaux bancaires ne jouent pas assez le jeu des actions

Les réseaux bancaires ne jouent pas assez le jeu des actions

Leurs chargés de clientèle ne conseillent pas toujours les actions aux investisseurs particuliers, qui seraient pourtant les plus à même d'en acheter

Les réseaux bancaires sont en partie responsables de l'éloignement des investisseurs particuliers de la Bourse. C'est ce qui a été avancé par des professionnels lors d'une conférence organisée par l'Autorité des marchés financiers (AMF) et Euronext sur la promotion de l'épargne longue auprès des particuliers. L'enjeu est d'autant plus important que depuis l'automne dernier de nombreuses entreprises sont venues lever de l'argent sur les marchés financiers français.

«Il y a une sorte de désengagement progressif de la part d'un certain nombre de réseaux autour de cette thématique des valeurs mobilières», a expliqué Yves Boullet, le directeur associé de l'Ecole de la Bourse, qui propose des formations sur les produits financiers pour les particuliers et pour les professionnels. Selon lui, les conseillers commerciaux ne sont pas toujours à l'aise face aux investisseurs échaudés par les crises de 2001, 2008 et 2010. Qui plus est, la vente de valeurs mobilières peut apparaître complexe et il y a un manque de formation.

Signe que les professionnels manquent parfois de formation, ils représentent près de 40% des appels reçus par le service d'information sur les produits financiers, a expliqué de son côté Nathalie Lemaire, directrice des relations avec les épargnants à l'AMF. Depuis 2010, le régulateur conduit des «visites mystère» pour se faire une idée des bonnes et des mauvaises pratiques de commercialisation des produits financiers. Dans ce cadre, il a testé en 2013 quelle était la réaction des conseillers commerciaux face à un jeune actif, diplômé d'école de commerce. Attiré par l'investissement direct, il a une somme d'argent significative à investir et il est propriétaire de son logement.

Non seulement l'épargne bancaire et les contrats d'assurance-vie ont fait l'objet de 3 propositions commerciales sur 4 mais l'ouverture d'un PEA n'a été suggérée que dans 4 entretiens sur 10. Par ailleurs, lorsque le visiteur mystère s'est enquis de l'opportunité d'investir dans des valeurs précises du CAC 40, 2 chargés de clientèle sur 3 ont eu une réaction négative. Certains réseaux ont toujours proposé un PEA au visiteur mystère. «C'est clairement une question de politique d'enseigne», a précisé Nathalie Lemaire.

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