Les CGPI confiants face aux mutations digitales

Dans le 10e baromètre des CGPI, BNP Paribas Cardif a fait réagir les conseillers et leurs clients sur l'émergence du numérique qui bouscule cette profession.

Le digitalisation dans le monde des conseillers en gestion de patrimoine indépendants (CGPI), une chance ou un danger ? Dans le 10e baromètre des CGPI commandé par BNP Paribas Cardif et réalisé par Kantar TNS, quelques éléments de réponse nous éclairent sur cette question.

L'infographie de l'étude est à consulter ici

Les mutations numériques en tant que telles sont perçues comme une chance, selon les réactions des CGPI. Ils sont 58% a affirmer qu'elles ont modifié leur activité (contre 50% en 2015), dans le bon sens puisqu'elles «facilitent la souscription des contrats et permet une gestion des contrats plus performante», explique le baromètre. Des mutations qui connaissent toutefois de nombreux axes perfectibles: seulement 3% des clients de CGPI utilisent les outils numériques (visioconférence, messagerie instantanée...) pour communiquer avec leur CGP alors qu'ils sont plus de 20% à le souhaiter.

Concernant l'arrivée d'une concurrence plus agile et digitalisée, la notion d'opportunité est également de mise, détaille le baromètre. L'émergence des robo-advisors (Yomoni, WeSave, Marie Quantier...) n'est pour le moment pas suffisamment étendue pour représenter une réelle menace sur le secteur. Ainsi, 16% des clients des CGPI se disent prêts à les utiliser. Mais parmi eux, 91% le feraient en complément de leur CGPI. Seulement 6% l'envisagent en remplacement total. Le contact humain semble encore avoir une importance majeure pour les clients de CGPI, «86% des réfractaires privilégient le contact humain et 65% font davantage confiance à l’expertise d’un CGPI», précise le baromètre.