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Le courtage identifie le cœur de ses besoins de formation

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Le courtage identifie le cœur de ses besoins de formation

La Chambre syndicale des courtiers d’assurances a réalisé une étude prospective sur les métiers et qualifications du courtage face aux mutations en cours

La Chambre syndicale des courtiers d’assurances est sous l’éclairage de plusieurs actualités. Hervé Houdard, son président, vient de quitter ses fonctions afin de favoriser la poursuite des « travaux devant aboutir à la finalisation de la transformation de la CSCA avant la fin de l’année », cédant provisoirement les rênes à Richard Restuccia, président délégué. Concomitamment vient d’arriver un nouveau délégué général en la personne de Christophe Hautbourg. La refondation de la CSCA, concurrencée par d’autres instances, est donc en marche.

Par ailleurs, elle met en avant des travaux de longue haleine sur le devenir de ses représentants. Il s’agit d’une étude menée avec Agefos-PME dans le cadre de l’Observatoire prospectif des métiers du courtage tout le long de l’exercice 2014, qui s’est essentiellement basée sur une trentaine d’entretiens réalisés auprès de dirigeants de cabinets de courtage. « C’est une première témoignant que nous sommes particulièrement attentifs à l’emploi et à la formation de nos adhérents, a résumé Alain Morichon, président de la commission paritaire et des affaires sociales de la CSCA. Nous voulons prévoir les besoins dans nos métiers avec une profondeur régionale et pensons notamment à attirer des jeunes. »

Six facteurs d’évolutions. Dans un contexte hyperconcurrentiel, cet outil d’analyse vise à éclairer les entreprises  et les salariés sur les grandes tendances impactant leurs activités en segmentant les courtiers en quatre familles de fait : les grands cabinets (les 20 principaux acteurs), les cabinets de taille moyenne (plus de 50 collaborateurs), les petits  (moins de 10) et les courtiers grossistes.

Suivant ces périmètres, le constat part de six facteurs principaux susceptibles de les toucher financièrement en bien ou en mal : sur les problématiques des relations humaines, de la concurrence, des relations clients, des évolutions technologiques, réglementaires et du contexte économique et sociétal. Du vieillissement de nombreux managers à la rivalité très forte dans l’ensemble du secteur en passant par les exigences de la clientèle, y compris sur les tarifs, et la prégnance du digital…, comment vont s’en sortir les uns et les autres ?

Des impacts variés suivant les structures. Si l’on retient quelques exemples issus de l’étude, les grands et moyens courtiers vont ainsi pâtir des mutations humaines, mais probablement compenser le phénomène par leur réactivité et leur volonté d’investissement. La multiplication des réglementations françaises et européennes (ANI, loi Hamon, Solvabilité 2 et DIA 2) va également constituer un poids, comme dans toute la profession, de même que la morosité économique, mais leur point de force en propre devrait venir d’une position technologique avancée.

Concernant les « petits », ils doivent pour maintenir leur présence posséder à la fois les armes commerciale, entrepreneuriale et technique, leur atout historique étant de pouvoir être en posture d’éternels « survivants ». Mais les marchés étant ce qu’ils sont, ils devront impérativement se diversifier vers l’épargne et la prévoyance. Dernier exemple, les grossistes quant à eux, également  très secoués par la concurrence, peuvent se prévaloir d’une population relativement jeune et d’un niveau technologique entretenu en continu.

Quelques recommandations. Quelles que soient les particularités, chaque segment du courtage est peu ou prou dans une situation « sensible ». C’est pourquoi l’étude préconise quelques recettes à initier afin de renforcer l’attractivité du courtage, d’optimiser les processus d’intégration, notamment pour les profils en rupture par rapport au milieu, et de développer les parcours de carrière. Cela passe, bien sûr, par une meilleure formation et information, mais aussi par une mobilité accrue entre les fonctions commerciales, techniques ou de gestion, de même que par la valorisation des fonctions.

La CSCA entend faire de cet arrêt sur image un outil de suivi vis-à-vis de ses membres qu’elle possède déjà sur le plan social depuis une dizaine d’années. Dans un premier temps, il servira, entre autres, à adapter les programmes de formation et à communiquer sur un métier multifacette.

 

 

 

 

 

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