CGPI

Le choix du maintien d'une activité transverse

Une enquête réalisée par Morningstar au mois de mai dernier auprès de 300 CIF révèle que le nombre de missions de conseil sur une année est important mais que la part des honoraires dans le chiffre d'affaires des CIF peine à croître.

Un étude de Mornigstar "Les conseillers financiers, la règlementation et les honoraires : Quels impacts ?" témoigne de l'’indécision des conseillers financiers quant aux impacts d’une évolution réglementaire sur leur activité professionnelle.  Cette enquête a été réalisée par Morningstar auprès de plus de 300 CIF français en mai dernier.

En effet, beaucoup de points positifs illustrent que l’activité de conseil est au cœur de la mission du CIF :

·         Le nombre de missions de conseil réalisées sur une année est substantiel : 15 en moyenne par conseiller, et jusqu’à plus de 50 missions par an pour certains !

·         Ce travail débouche le plus souvent sur des recommandations utiles qui sont suivies de solutions concrètes pour les clients : à 61% en moyenne

Mais de nombreux points négatifs montrent que ces missions ne se transforment que rarement en honoraires et passent souvent par une rémunération sous forme de rétrocession/intermédiation :

·         Le nombre de missions de conseil débouchant sur un paiement d’honoraires payés directement par les clients est faible : 37% seulement

·         Le poids de ces honoraires ne représente que 12% du chiffre d’affaires des conseillers, 88% étant générés par les rétrocessions et par l’intermédiation

Les difficultés au développement des honoraires ne manquent pas :

·         81% des conseillers mettent en avant d’abord la difficulté de faire payer les clients directement

o    Contrairement aux rétrocessions qui sont « indolores » pour le client car il n’a pas à débourser d’argent directement

·         70% tient à la reconnaissance d’une profession encore peu identifiée par le grand public

o    Contrairement aux autres professions libérales et financières déjà bien implantées : Notaires, Avocats, Experts-Comptables, Banquiers, Assureurs… 

Dans ce contexte darwinien pour la profession, beaucoup de conseillers ont leur camp. Pragmatique, la majorité (53%) ne compte pas privilégier aujourd’hui une activité plus qu’une autre et continuera à maintenir les deux modes : L’intermédiation de produits et le conseil sous forme d’honoraires.

·         Seuls 11% des conseillers font le choix clair du conseil aujourd’hui

·         27% ont décidé de se concentrer sur l’intermédiation

Source : Morningstar