Indépendants

La Financière du Carrousel veut attirer les CGPI en régions

La centrale d’achats et de services compte 46 cabinets, essentiellement implantés en région parisienne. Aujourd’hui, la société entend accélérer son développement.

Se regrouper pour être plus fort et rester indépendant : c’est cette idée qui a motivé Jean-Luc Deshors et Jean-René de La Giroday pour créer, il y a quatre ans, La Financière du Carrousel (La FDC), une société de regroupement de cabinets de conseil en gestion de patrimoine indépendants (CGPI) ayant une vocation de centrale d’achats et de services, moyennant une rétrocession de 15 % de leur chiffre d’affaires.

Renforcement de la présence en province...

La FDC a démarré à l’origine avec quatre cabinets. Elle compte aujourd’hui 46 membres - dont dix-huit associés, chaque conseiller ayant la possibilité d’entrer au capital du groupement - contre 28 il y a un an. L’ensemble des cabinets affiliés a réalisé une collecte de 100 millions d’euros en 2008, pour un encours global de 200 millions d’euros. « Nous souhaitons atteindre 65 affiliés d’ici à la fin de l’année, et 200 cabinets dans cinq ans, tout en rééquilibrant notre présence en province. Une proportion de 70 % des membres est en effet installée à Paris et en région parisienne »,explique Jean-Luc Deshors, président de La FDC. Mais la tendance est déjà en train de s’inverser puisque plus de la moitié des nouveaux membres - trois ou quatre CGPI sur la quinzaine rencontrés sont recrutés chaque mois - exercent en province.

… grâce à des moyens supplémentaires.

Afin d’accélérer ce rééquilibrage, la FDC a mis en place ces derniers mois deux antennes régionales à Lyon et Toulouse, « l’objectif étant de développer d’autres antennes en région dès cette année », précise Jean-Luc Deshors. Par ailleurs, la société a intégré dans ses équipes deux responsables commerciaux, Eric Fichelle et Didier Hoffelt, avec pour mission de développer le nombre de cabinets, mais aussi d’aider les affiliés à accroître leur chiffre d’affaires d’au moins 20 % en 2009. « Les nombreux clients mécontents de leur banquier ou de leur assureur représentent en effet une réelle opportunité pour les CGPI »,estime Jean-Luc Deshors.