Garder le bon cap dans le maelström du conseil

Les métiers du patrimoine évoluent à marche forcée. Ce constat répété à l’envi depuis une vingtaine d’année n’a sans doute jamais été aussi fort et leurs manifestations annuelles en sont l’expression. La convention Patrimonia qui s’ouvre le 24 septembre dans ses bases lyonnaises a, par exemple, choisi de mettre l’accent sur « La famille au cœur de la gestion de patrimoine », un thème qui serait du registre de la redondance si ce n’était l’ordre sociologique et démographique des choses. Ce que souligne le démographe Hervé Le Bras sur le site dédié à l’événement en observant que l’âge de procréation relativement jeune des générations précédentes conjugué à l’allongement de l’espérance de vie crée assez souvent la présence de cinq générations au sein d’une même famille. Un phénomène qui ne sera pas pérenne, compte tenu de l’évolution des mœurs et des enfantements plus tardifs désormais, mais qui n’est pas sans impacts sur le conseil patrimonial, par exemple sur les donations transgénérationnelles. Et que dire de la « silver économie » et des préoccupations de prévoyance-retraite ou de santé parmi les défis nouveaux ?

Dans un autre registre, le Congrès des experts-comptables inauguré le 30 septembre va se dérouler quant à lui sous le signe du numérique. Un facteur d’opportunités pour les hommes du chiffre au travers des adaptations des missions traditionnelles (comptabilité en ligne…), du développement de nouvelles missions (accompagnement vers l’e-commerce…) et de l’organisation des cabinets (télétravail…). « L’essor des offres d’expertise comptable 100 % en ligne menace à tout moment de rebattre les cartes au sein d’une profession en cours de libéralisation », avertit une étude récente de Précepta, à l’heure où le chiffre d’affaires et les marges s’essoufflent. La plupart de ses membres ne vont pas avoir d’autre choix que de se tourner « vers moins de production comptable et davantage de conseil ou de relation client », juge l’enquête.

Voici quelques signaux, les uns sociétaux, les autres liés aux mutations technologiques. Mais il en est d’autres. Pour revenir aux intermédiaires financiers, que dire des évolutions réglementaires qu’ils doivent affronter par vagues successives ? Priip et MIF II sont au menu dès 2017, un an avant la mise en œuvre de la directive assurance nouvelle version… Pour y voir plus clair sur ce point, nous ne saurions trop vous recommander, dans ce perpétuel maelström, de visionner sur notre site l’intervention du secrétaire général adjoint de l’AMF, Xavier Parain.