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Fidal concrétise son ambition internationale en passant par Paris

Le premier cabinet d’avocats d’affaires français va installer son siège dans Paris intra-muros. Sa réorganisation achevée doit lui permettre de passer les frontières.

C’est l’un des paradoxes du premier cabinet d’avocats d’affaires français de par la taille, avec 1.350 avocats et un chiffre d’affaires de 322,6 millions d’euros en 2013. Créé en 1923, Fidal est bien connu et  implanté en province où il dispose de 90 bureaux. Mais sa notoriété est moindre à Paris. Dès sa nomination en octobre 2012 comme président du directoire de Fidal, Régis Lassabe s’est fixé pour objectif de corriger le tir (L’Agefi Hebdo du 15 novembre 2012). « Nous voulons devenir le cabinet de référence sur la Place de Paris. Nous sommes bien implantés et reconnus en région, mais nous n’en avons pas assez fait pour attaquer le marché parisien jusqu’à présent », déclare-t-il aujourd’hui.

 

Regroupement des directions

Pour passer à l’offensive sur ce marché très concurrentiel, dominé par de grands cabinets parisiens et anglo-saxons, Fidal a décidé de regrouper sa direction internationale basée à La Défense, et sa direction de Paris qui était située à Neuilly (92). Depuis mars, ces deux entités ont emménagé dans la tour Prisma, tout juste rénovée, de La Défense. En réunissant ses équipes, le cabinet dispose désormais d’une belle force de frappe. « Nous comptons 400 avocats spécialisés dans tous les domaines du droit des affaires, travaillant ensemble en un même lieu, ce qui va nous permettre d’être plus visibles et incontournables », indique Régis Lassabe, élu aux côtés d’Yves de Sevin, directeur général, à la tête du cabinet jusqu’en 2016. Grâce à cette réorganisation, menée sous leur houlette, Fidal dispose à Paris de 217 avocats en droit fiscal, de 60 associés spécialisés en fusions et acquisitions, et d’une équipe de plus de 40 spécialistes en droit immobilier.

Ses dirigeants ne comptent pas en rester là. « Afin d’améliorer encore notre visibilité sur la Place parisienne, nous allons installer à partir d’octobre 2014 le siège de Fidal à Paris, au 32-34 avenue Kléber », indique Yves de Sevin. La direction et les services administratifs, soit plus d’une centaine de personnes au total, provisoirement installés dans la tour Prisma, y emménageront alors, dans un immeuble actuellement en travaux. « Nos clients pourront venir y signer des contrats. Cette adresse prestigieuse contribuera à augmenter notre notoriété ». Autre avantage : disposant d’un siège à Paris intra-muros, le cabinet pourra s’inscrire au barreau de Paris.

 

Partenaire chinois

Cette ambition de conquérir la capitale apparaît comme une étape. « Nous voulons devenir le cabinet de référence à Paris d’autant plus que nous souhaitons renforcer notre présence à l’international », explique Régis Lassabe. La raison ? Les clients de Fidal, qui sont souvent de grosses PME, misent de plus en plus sur l’étranger. Pour les accompagner, le cabinet qui veut demeurer indépendant, envisage avant tout des partenariats dans le domaine juridique.

Un accord de partenariat a ainsi été signé en décembre 2013 avec DeHeng, qui figure parmi les plus grands cabinets chinois avec plus de 1.200 avocats. DeHeng souhaite se développer en Europe, et notamment en France, alors que les investisseurs chinois s’intéressent à notre pays. « Nous travaillons notamment à des acquisitions de vignobles français pour le compte de clients chinois de DeHeng, souligne Yves de Sevin. Cet accord nous permet aussi de mieux accompagner nos clients français en Chine. »

En Europe, un partenariat a été signé avec KPMG Law en Allemagne. Des négociations sont en cours afin de nouer des alliances en Italie, en Espagne, en Grande-Bretagne et au Benelux. « Toutes ces négociations doivent aboutir d’ici à 2014-2015 au plus tard », indique Yves de Sevin.

En matière fiscale, Fidal possède déjà un accord de coopération non exclusif avec KPMG dans 150 pays. Le cabinet  a longtemps appartenu au réseau de KPMG avant de le quitter en 2002, la réglementation ayant imposé une séparation entre l’audit et le conseil.

Au total, Fidal réalise aujourd’hui 15 % de son chiffre d’affaires à l’international. L’objectif de ses dirigeants est d’y effectuer 20 % dès 2016. « En grandissant à Paris et à l’international, notre ambition est d’accélérer la croissance du cabinet, de lui redonner un nouvel élan », explique Régis Lassabe. Son chiffre d’affaires, qui croît traditionnellement de 2 % ou 3 % par an, a d’ores et déjà augmenté de 10 % au premier semestre (clos au 31 mars 2014). Régis Lassabe et Yves de Sevin veulent y voir le premier signe du succès de leur stratégie.

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