Contribution historique de HSBC France aux résultats du groupe

La cession des banques régionales au groupe des Banques Populaires a généré une plus-value de 1,5 milliard d’euros de résultat avant impôt.

Sur le papier, HSBC France peut afficher son sourire. La vente des sept banques régionales à la Fédération nationale des Banques Populaires en juillet dernier a généré une plus-value de 1,5 milliard d’euros, impactant fortement les comptes 2008. Le résultat avant impôt double à 1,85 milliard d’euros, soit près du quart au bénéfice du groupe. Historique. Le PNB atteint 3,67 milliards d’euros (+28%), malgré un coût du risque en hausse de 144%, à 127 millions. Le coefficient d’exploitation ressort à 47,9%.Toutefois, en ignorant la contribution des banques régionales en 2007 et 2008, le portrait est moins flatteur. Le résultat avant impôt recule de 60% et le coefficient d’exploitation remonte à 80% -contre un coefficient d’environ 60% pour le groupe. Outre le fait que ce coefficient exclut l’effet de la plus-value, les banques régionales jouissaient d’une rentabilité supérieure à celle des réseaux du CCF et de la Banque Hervet. «Nous avons entamé en 2008 une série d’actions pour que le coefficient soit ramené à la moyenne des établissements français, soit environ 60%», a indiqué Peter Boyles, président de HSBC France. Les frais généraux ont reculé de 10,5% en 2008. Peu touchée par l’effet de la cession, l’activité de banque d’investissement et de financement (grande clientèle et marché) recule de 29%, à 799 millions d’euros. Si à l’échelle du groupe HSBC Holdings, les comptes 2008 ont été fortement affectés par l’activité américaine de crédit aux particuliers, la filiale française a vu son activité pénalisée par la chute des marchés actions. C’est particulièrement sensible en banque privée, métier important pour l’établissement qui a toujours privilégié la clientèle haut de gamme. Son produit net bancaire (PNB) a reculé de 23% (à 82 millions d’euros) et son résultat avant impôt s’est atrophié de 61% (à 7 millions). «L’exposition des clients français aux actions représente environ 50% des encours, une proportion très supérieure à celle de leurs homologues étrangers, explique Christophe de Backer, directeur général délégué. En revanche, le flight-to-quality nous a été particulièrement favorable en Suisse, à Londres et en Asie, où les collectes ont été impressionnantes.»