Les portefeuilles types

Groupe Richelieu

Le deuxième partenaire choisi par L'Agefi Actifs pendant six mois dévoile la composition de son portefeuille dynamique en précisant les grandes caractéristiques de sa gestion.

Des différenciations géographiques importantes vont se mettre en place avec des thématiques bien spécifiques. Nous continuons à surpondérer les valeurs américaines car la visibilité, aussi bien en matière de politique monétaire qu’économique, est plus forte. Une des grandes thématiques pour les trimestres à venir est la relocalisation sur le territoire américain (onshoring). La consommation est aussi très résiliente compte tenu du marché de l’emploi. Les valeurs à dividende en croissance restent très bien adaptées au contexte inflationniste. Nous devenons plus prudents en relatif sur l’Europe, qui tendra à se fragiliser avec l’approche de l’hiver compte tenu des enjeux d’approvisionnement énergétique, d’une part, et d’une Banque centrale européenne loin de faire consensus, de l'autre.

Environnement et luxe

Les deux secteurs qui vont sortir leur épingle du jeu sont l’environnement sur l’ensemble de la chaîne de valeur grâce aux investissements colossaux nécessaires à venir, et le luxe qui profite d’un rattrapage de la consommation en Asie et d’un pricing power demeurant plus qu'opportun dans l’environnement actuel. Nous sous-pondérons activement les secteurs industriels, notamment allemand, et les entreprises en levier opérationnel trop important (faible cash-flow) car elles vont commencer à souffrir de la dégradation des conditions financières.

Du côté asiatique, la consommation japonaise s’accélère, aidée par la réduction des contraintes sanitaires et l’effet rattrapage. Nous surpondérons les actions nipponnes. En ce qui concerne le marché du crédit, nous étions très positifs sur le high yield européen. La récente performance du secteur nous amène toutefois à diminuer nos engagements au profit du marché américain. Au niveau des taux d’intérêt, la baisse des spreads de crédit au lendemain de la publication des chiffres d’inflation nous semble rapide mais démontre l’attrait des investisseurs pour la rentabilité des obligations à la moindre bonne nouvelle. Par ailleurs, nous conseillons, à court terme, de réallouer une partie des investissements vers de la liquidité.