Y a-t-il un âge où il est trop tard pour donner ?

L’intérêt d’organiser de son vivant une transmission ne se résume pas au seul avantage fiscal lié à l’opération, cela permet également d’associer ses descendants à la réflexion
Plus l’on donne tôt, plus l’avantage est important mais il est possible de profiter d’opportunités civiles et fiscales à chaque âge, même au quatrième âge
DR, Christel Tessier, diplômée notaire, Pierre Cénac, notaire, Charlotte Adriansen, diplômée notaire

Passé un certain âge, la donation est communément regardée comme inutile. Sans doute car l’abattement et les tranches d’imposition n’ont plus vocation à se renouveler à horizon quinze ans. Mais cette pensée selon laquelle « le temps perdu ne se rattrape jamais. Alors, continuons de ne rien faire (1) » est-elle véritablement fondée ? Ne peut-on pas considérer, à y voir de plus près, qu’il n’est « jamais trop tard pour bien faire » ? De notre point de vue, même à 81 ans révolus, une donation à ses descendants peut faire économiser 50 % de droits de succession.