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Comment intégrer l’art dans une stratégie patrimoniale ?

Comment intégrer l’art dans une stratégie patrimoniale ? © DR
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« L’art: un investissement stratégique » était le sujet de la conférence organisée par le master 223 de l’Université de Dauphine le 13 avril dernier. Les commentaires d’une maison d’œuvres d’art, d’un CGP, et enfin d’un notaire.

La vision d’une maison de vente d’œuvres d’art… Emilie Villette, directrice du développement de Christie’s, a indiqué les raisons de l’importance d’intégrer le patrimoine artistique dans la stratégie patrimoniale des familles, notamment la nécessité d’anticiper sur ce sujet – avec un rôle critique des conseils en la matière –, mais aussi le contexte de croissance des enjeux financiers inhérents à la détention d’œuvres d’art. Marché de niche totalisant 56,6 milliards de dollars de transactions dans le monde l’année dernière, Emilie Villette a cependant indiqué que le marché de l'art avait doublé de taille en quinze ans «car il s’est globalisé. En valeur, 80% de nos acheteurs à Paris sont internationaux».

…d’un CGP… Pour Arnaud Dubois, conseil en art au sein du cabinet de conseil en gestion de patrimoine (CGP) chez L’institut du patrimoine, l’art est une «classe d’actifs à part entière, qu’il faut considérer comme un investissement donnant lieu à des problématiques de sécurité, de liquidité et de plus-values espérée». Le cabinet de CGP conseille tant au moment de l’achat de l’œuvre qu’à sa revente.

… et d’un notaire. Arlette Darmon, notaire à paris et présidente du Groupe Monassier, est intervenue ensuite sur le régime juridique et fiscal des œuvres d’art, et notamment sur l’appréhension des œuvres d’art au moment de la succession. Elle a indiqué que la définition d’une œuvre d’art en droit est assez large et que la tentation des familles était grande de soustraire ses œuvres au moment de leur transmission par décès, notamment parce que l’administration ignore leur existence en raison d’une exonération de cet actif à l’impôt de solidarité sur la fortune. Les risques encourus sont le recel et la fraude fiscale, a rappelé l’officier public. En outre, si les héritiers veulent se partager une œuvre, ils devront s’appuyer sur une valeur «et donc avoir dument déclarer le bien à la succession». Arlette Darmon a également mis en avant l’intérêt de constituer une société civile détenant les œuvres d’art pour permettre d’en réaliser la donation-partage.

 

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