La distribution des fonds euros pèse de plus en plus lourd pour la bancassurance et le risque associé s’accentue

Dans le dernier Bulletin en ligne, les auteurs de la banque de France reviennent sur le poids que représente l’assurance vie pour les acteurs de la bancassurance. Pour mémoire, à fin juin 2014, l’encours total en assurance vie s’élevait à 1.565,9 milliards d’euros soit 33,1 % du total du patrimoine financier des ménages.

Une part d’UC en progression

Les auteurs rappellent que la part d’unités de compte demeure minoritaire mais que le flux de production progresse passant de 9 % durant les trois premiers trimestres de 2013 à 13,7 % à fin septembre 2014. « À cette date, le montant total souscrit depuis le début de l’année, net des rachats et autres prestations, atteint déjà 5,3 milliards d’euros après 3,3 milliards sur l’année 2013 », précisent-ils.

Des positions renforcées pour la bancassurance en assurance-vie

Selon la Banque de France, les six principaux groupes de bancassurance français concentrent « une très forte proportion » de la gestion du patrimoine financier des ménages. Ils rassemblaient ainsi, au 31 décembre 2013, 58,8 % des provisions mathématiques d’assurance‑vie et 96,0 % des encours de placements bancaires, et, au 30 juin 2014, 53,7 % de l’encours des titres d’OPC émis en France.

Du 1er juillet 2013 au 30 juin 2014, ils ont attiré 63,6 % des flux nets sur les contrats rachetables, soit 8,9 milliards d’euros.

Un risque réel

Si la garantie du capital investi « contribue à la très large diffusion de ce support d’épargne en France », les auteurs soulignent qu’elle fait peser un risque financier sur l’organisme qui commercialise le contrat que les contraintes qui s’imposent à la gestion actif‑passif ne permettent pas d’éliminer totalement. « Tant sous le régime de Solvabilité I que sous Solvabilité II, il en résulte donc une exigence en fonds propres a priori plus forte que pour les contrats en UC dépourvus de garanties complexes. En outre, en imposant le replacement des flux dans des titres obligataires à taux historiquement bas, elle fait peser un risque sur la rentabilité future des organismes ».

Le texte est accessible en fichier joint au format PDF.