Nuits d’ivresse

Les assureurs font des rêves. Dans l’univers à 1.700 milliards d’euros que constitue l’assurance vie, ils espèrent que la coûteuse part en fonds propres des fonds en euros ira en diminuant au profit des unités de compte. Les assureurs font des cauchemars aussi. De façon récurrente. Il est question d’une hausse brutale des taux et de ses conséquences sur les obligations qu’ils détiennent largement en portefeuille. Le scénario catastrophe est de ne pouvoir faire face aux demandes de rachats des clients compte tenu des fortes moins-values subies.