Meilleurtaux double son activité d’épargne en achetant mes-placements.fr

Olivier Pinaud
En 2020, la collecte nette cumulée de Meilleurs Placements et Mes Placements s'est établie à 300 millions d'euros.

C’était l’un des objectifs de Guillaume Autier, le président exécutif de Meilleurtaux : accroître la présence du courtier en crédit et en assurance sur le métier de l’épargne. Le groupe annonce jeudi matin l’acquisition de mes-placements.fr, un site de vente en ligne de produits d’épargne (assurance vie, épargne retraite, défiscalisation et SCPI), créé en 1999 et toujours dirigé par Eric Girault. Les modalités financières de l’opération ne sont pas précisées.

Mes-placements.fr gère un encours d’épargne d’environ 1,4 milliard d’euros, légèrement plus que le milliard de Meilleurplacement, l’activité épargne de Meilleurtaux développée en 2019 avec l'acquisition de MonFinancier. « Malgré un contexte de taux compliqué pour l’assurance vie, Meilleurs Placements et Mes Placements ont collecté en 2020, en cumulé, 400 millions d’euros en brut et 300 millions en net », indique Guillaume Autier.

Présent à 100% sur le web, mes-placements.fr propose les produits financiers de plusieurs partenaires, principalement les assureurs Spirica et Suravenir et les sociétés de gestion Vatel Capital et Idinvest Partners. Meilleurplacement travaille de son côté avec Suravenir. « Meilleurplacement et mes-placements.fr ont des partenaires principaux complémentaires et des modes de distribution différents, mais ils partagent les mêmes standards commerciaux, notamment celui de la gratuité des frais d’entrée pour l’assurance vie », explique Guillaume Autier. Mes-placements.fr, dont la marque disparaîtra au profit de Meilleurplacement, pourra s’apuyer sur le réseau des agences Meilleurtaux pour distribuer ses produits.

Après cette acquisition, la branche épargne représentera environ 15% du chiffre d’affaires de Meilleurtaux, soit à peut près autant que le crédit immobilier. « Ce métier de l’épargne nous apporte une relation continue avec nos clients, à la différence des activités de crédit ou d’assurance pour lesquelles les contacts sont plus ponctuels. L’une des synergies visées consiste d’ailleurs à développer dans le crédit et l’assurance le même type d’animation de communautés comme nous savons le faire dans l’épargne », indique Guillaume Autier.