Cession d’Aviva France : Des députés saisissent Bruno le Maire

Valéria Faure-Muntian et Christine Hennion ont fait part de leur inquiétude sur le projet de cession à un fonds d’investissement domicilié dans un paradis fiscal

Plusieurs députés, inquiets du risque qu’entrainerait la cession d’Aviva France ont adressé le 21 octobre un courrier à Bruno le Maire, ministre de l'Économie, des Finances et de la Relance. « Nous sommes inquiets par ce projet de cession et de ses conséquences sur l’avenir dans nos territoires de l’emploi des salariés des agences d’Aviva France, pour l’épargne de nos concitoyens, pour le budget de l’État et sur l’identité d’Aviva France, (...), ont indiqué Valéria Faure-Muntian, députée de la Loire et Christine Hennion députée des Hauts de Seine. Entre autres griefs, les parlementaires ont rappelé que la cession d’Aviva France à un fonds d’investissement domicilié dans un paradis fiscal dont la gestion des actifs se réaliserait aux États-Unis, ferait peser de graves risques aux 75 milliards d’euros d’épargne française présents chez Aviva France.

De son côté, l’Intersyndicale Aviva UFF Epargne a dénoncé dans un communiqué l’incertitude dans laquelle la laissent les dirigeants d’Aviva Plc quant à leur avenir. "L’Intersyndicale se voit contrainte d’avancer sur des informations non officielles qui citent régulièrement deux repreneurs potentiels : le duo Allianz / Athora et la MACIF", précise-t-elle. "Si ces informations se révélaient fondées, l’Intersyndicale soutient le projet de reprise de la MACIF qui semble offrir au groupe Aviva France une meilleure perspective d’avenir, l’autre projet passant par un démantèlement de l’ensemble dans une perspective purement financière de court terme".